Proposant un long florilège de citations sélectionnées, théologiquement très orthodoxes, extraites des textes conciliaires, il a en quelque sorte présenté à l’assistance des textes choisis d’un Vatican II « plus orthodoxe que Trente ».
C'est un peu le problème : on ne peut pas choisir ce qui fait plaisir pour dire que le concile est gentil. L'excellente image est celle qu'avait proposé Mgr Fellay : un bol de soupe avec un peu de poison. Est-ce de la soupe ou du poison? Qui boit et qui balance ? On peut toujours dire "moi je bois parce que c'est de la soupe", pour ma part je balance le tout dans l'évier parce que c'est du poison. Ce qui tend egalement à m'inquiéter, c'est de demander une parole magistériel qui doit être claire, sans pour autant remettre en cause clairement ce qui doit l'être. On veut bien un peu de clarté, mais dans l'obscurité tout de même. Il n'y a qu'à regarder les "explications" de Benoit XVI sur le préservatif : c'est claire n'est-ce pas ! Tant qu'on en reste à ce niveau, il vaut mieux causer "pastoral".