Pour autant cette déchéance n'est jamais totale. Le seul fait d'être enfant de Dieu confère à l'homme, toujours et partout, une dignité. Ou alors, il faut affirmer que l'homme pécheur (je ne parle pas du péché) n'est plus digne d'être aimé. C'est sur cette dignité que le Concile Vatican II fonde le droit à la liberté religieuse
Deux remarques : - l'homme pécheur n'est effectivement plus digne d'être aimé, MAIS Dieu dans sa grande bonté l'aime quand même et lui envoie des grâces... tant qu'il est vivant ! Ou alors il faut affirmer que l'homme damné est également toujours digne d'être aimé ? - si cette dignité d'enfant de Dieu suffisait à fonder un droit à la liberté religieuse garanti par l'état, elle pourrait tout aussi bien fonder un droit désobéir à n'importe quelle loi civile même juste. C'est le risque de ne considérer dans la dignité humaine QUE l'aspect ontologique. En mettant de côté la dignité opérative, on peut TOUT justifier et fonder le droit de faire n'importe quoi. Cordialement Meneau