Jejumeau a raison : La Croix
Maïe -  2010-12-17 21:20:57

Jejumeau a raison : La Croix

-+IHS+-
n'est pas obligé de reprendre toutes les dépêches de l'AFP. Par ailleurs, chaque journal fixe sa ligne éditoriale et prend les moyens de s'y tenir. Ainsi, rien n'empêche le secrétaire de rédaction qui reprend cette dépêche d'en changer les termes qu'il jugerait insultant dès lors qu'il est certain de leur signification. Le fait de laisser ces termes veut dire qu'il les tient pour juste et donc qu'ils sont dans la ligne éditoriale de son journal. D'autre part, un journal est responsable des mots qui y sont imprimés, plus encore le journal en tant qu'éditeur que le journaliste secrétaire de rédaction de ce journal (dans le cas de la reprise d'une dépêche). Sur Wikkipedia vous pourrez lire :

La responsabilité pénale du directeur de la publication Le directeur de la publication porte la responsabilité pénale de la publication. L’article 42 de la Loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 énumère les personnes qui peuvent être poursuivies comme auteurs principaux des crimes ou délits et fixe l’ordre dans lequel elles pourront être recherchées : d'abord les directeurs de publications ou éditeurs quelles que soit leur professions ou leurs dénominations. Ensuite, dans les cas prévus à l’alinéa 2 de l’article 6, les codirecteurs de publication ». C’est ce qu’on appelle la responsabilité en « cascade ». Celle-ci permet d’identifier plus facilement celui contre lequel doivent être engagées les poursuites. En première ligne de « la cascade », le directeur de publication, avant l’auteur principal du délit de presse. La loi lui fait assumer entièrement la responsabilité des membres de son équipe concernant leurs écrits. Dans le cadre de la presse écrite et de l’édition La responsabilité du directeur de publication comme auteur principal est présentée comme une présomption de culpabilité. Si certains s’opposent à cette affirmation, en prétendant ne pas être les véritables auteurs du délit, il semblerait néanmoins, que « cette responsabilité soit la contrepartie de leur devoir de contrôle du contenu de la publication.» Quant au véritable auteur de l’article de presse, il est poursuivi comme complice en vertu de l’article 43 de la Loi 1881 : « lorsque les directeurs ou codirecteurs de la publication ou les éditeurs seront en cause, les auteurs seront poursuivis comme complices ».

Oui, vous avez bien lu : Quant au véritable auteur de l’article de presse, il est poursuivi comme complice C'est l'AFP qui se fait complice (mercenaire) de La Croix, et non pas le contraire. Au yeux de la loi française, l'AFP est donc le supplétif de La Croix.