Trois exemples pour vous être obligeant :
AB Gédéon -  2010-12-15 14:26:04

Trois exemples pour vous être obligeant :

Devant votre insistance, je suis aller exhumer l'ouvrage de ma trop encombrée bibliothèque. J'ai trouvé le temps de le feuilleter rapidement et d'en sortir trois exemples de belles intuitions bien balancées dont les conclusions à tirer sont ambiguës pour le moins. Je n'ai pas le temps de citer aussi de merveilleux passages propres à réveiller quelque peu des âmes lyophilisées et à ré-animer quelque foi parcheminée. Mais, hélas, ceci n'annule pas nécessairement cela. C'est pourquoi je dis : discernement ! Emerveillement, oui, mais pas aveugle. Recommandation, pourquoi pas mais pas à n'importe qui. Les ambiguïtés sont d'autant plus délicates qu'elles sont amenées par un chemin de perles.

Cette façon des adultes d'aller à l'église mettait Anna très mal à l'aise. L'idée d'un culte collectif heurtait le sens des conversations intimes qu'elle avait avec Dieu. Quant à se rendre à l'église pour rencontrer Mister God, voilà qui était absurde. S'il n'était pas partout, il n'était nulle part. Elle ne voyait pas le rapport entre l'église et parler avec Mister God. Pour elle tout était limpide : on allait à l'église pour recevoir le message quand on était petit. Une fois reçu le message, on en sortait pour agir. Si on continuait à aller à l'église, c'est qu'on n'avait rien reçu, ou qu'on n'avait pas compris, ou simplement pour se faire voir

. (ch2 p37) édition du seuil

Entrer dans une église, sans cérémonie bien sûr, c'était, pour Anna, rendre visite à un ami très aimé, et dans une telle occasion, ne faut-il pas se réjouir et danser ? Danser dans l'église, voilà ce qu'il y avait de plus joli pour Anna. Mais le service religieux était un écriteau. « Pelouse Interdite. » « Joie Interdite. » Je ne pouvais m'empêcher de sourire en imaginant les cérémonies qu'aurait aimé Anna. Mais Mister God lui-même ne les préfèrerait-il pas ?

(ch2 p51)

La piste à suivre était celle des fonctions. Quand on mesure Mister God du dehors, on lui trouve un nombre indéfini de propriétés ou attributs, parmi lesquels on fait un choix qui incline vers telle ou telle religion. Alors que, du dedans de Mister God, on trouve la fonction et on se rend compte que nous sommes tous semblables : pas de différence de l'église au temple et à la mosquée. Tous, nous sommes semblables. Et la fonction ? dites-vous. Oh, celle de Mister God est simple comme bonjour. La fonction de Mister God est de faire en sorte que vous l'aimiez.

(Ch5 p105) Ainsi vous dites:

Si les catholiques étaient tous aussi intériorisés et simples que la manière de dire sa relation à Dieu, nous avancerions déjà beaucoup. Non ?

et je vous réponds: certes, je le souhaite avec vous. Mais il faut aussi entendre que si toutes les âmes intériorisés et simples dans la manière de dire leur relation à Dieu étaient un peu plus catholiques, nous avancerions aussi beaucoup. Non ? Vous dites que ce livre ne nie rien de catholique, je ne saurais l'affirmer, mais je préviens qu'il contourne, voire occulte, sinon répugne à de nombreuses vérités et pratiques catholiques. Bien à vous, bonne lecture tout de même aux lecteurs avertis... qui en valent désormais deux. Abbé Gédéon PS : ce qui est fou, c'est que si vous aviez descendu ce livre sans nuance, j'en aurai défendu la fraicheur de foi et la force d'amour vivant de Dieu...