graine de totalitarisme
Aigle -  2010-12-12 21:53:42

graine de totalitarisme

AVATAR exprime parfaitement le danger de la nouvelle idéologie écologiste. Voyez ce que j'avais écrit alors (sur un autre site) : Je crois qu'il y a un côté agaçant dans l'écologie : sa nature incritiquable. L'écologie est par définition positive. Une telle attitude me semble un peu naïve et risque de conduire à de grandes désillusions (comparables à celles générées jadis par le communisme par exemple). Il me semble intéressant d'analyse l'écologie politique hors de la dialectique droite/gauche en vous proposant uen autre vision : celle consistant à regarder les doctrines politiques en fonction de leur rapport aux droits individuels comparés aux droits de la société. Le libéralisme fait clairement prévaloir les droits individuels - et à la limite la société n'a d'autres but que de protéger les droits de l'homme (et de l'homme présent). D'autres conceptions politiques existent plus senibles aux droits de la collectivité, le Gouvernement agissant au nom de la collectivité présente ou au nom des hommes du passé ou du futur. Les traditionalistes et les nationalistes pensent que les droits de l'Homme présent sont subordonnés aux hommes des générations passées. Les communistes à l'inverse étaient prêts à faire le sacrifice des droits et libertés des hommes du présent pour mieux bâtir une socciété juste pour les hommes du futur. Dans cette lignée les écologistes sont semble-t-il prets non à sacrifier (n'exagérons rien) mais au au moins à restreindre certains droits (éconmiques et sociaux comme ceux liés aux transports ou au logement) des hommes du présent pour mieux garantir les droits des générations futures. De la sorte ils ne sont pas libéraux. De là on peut sans doute imaginer (ou craindre) que des écologistes radicaux (comme les communistes furent des socialistes radicaux) en viendront à exiger des hommes du présent des sacrifices majeurs (y compris leur propre vie) - mais cela n'est sans doute pas la doctrine dominante chez les écologistes qui sont plutôt modérés (et qui sont d'ailleurs plutôt non-violents). Cela dit le risque existe à mon avis(par exemple avec des pulsions terroristes chez les franges les plus marginales et les plus radicales). Pour revenir à ce film, il me semble peu parler d'écologie contrairement à ce que disent les critiques médiatiques et : il m'a paru très centré sur le far west mais pas du tout sur la colonisation européenne - les colonisateurs ne sont pas des aristocrates plus ou moins allumés qui construisent des empires avec les palais qui vont avec (du moins dans la mythologie courante) mais de braves brutes typiquement américaines qui cherchent à faire du fric sans complexe. L'opposition entre le cosmopolitisme des uns et la "pureté" des autres a créé en moi un petit sentiment de malaise même si je ne vois pas des nazis ou des fascistes partout - sachons raison garder !