la loi et l'absence de "surveillant"
Luc Perrin - 2010-12-12 21:05:30
la loi et l'absence de "surveillant"
Que ce type d'anarchie néo-liturgique soit illicite, cela ne fait aucun doute mais là n'est pas la vraie question.
Les questions sont : 1) que fait le curé responsable ? 2) que fait l'évêque responsable aussi de la liturgie dans son diocèse ? que font les fidèles présents à ce type d'aberration, qui ont pouvoir de saisir la hiérarchie et qui sont supposés être des "participants" actifs et conscients dans le Novus Ordo, ne le dit-on pas en boucle ?
Ultimement comment sont formés les diacres permanents, là aussi une question de fond.
Leur nombre, en France, entre 1990 et 2007 a été multiplié par 4... alors que celui des prêtres diminuait d'un tiers environ pendant la même période.
Pour mémoire, Instruction Redemptionis sacramentum (2004) :
a) sur les devoirs de l'évêque :
177 - «Parce qu’il doit défendre l’unité de l’Église tout entière, l’Évêque est tenu de promouvoir la discipline commune à toute l’Église et en conséquence il est tenu d’urger l’observation de toutes les lois ecclésiastiques. Il veillera à ce que des abus ne se glissent pas dans la discipline ecclésiastique, surtout en ce qui concerne le ministère de la parole, la célébration des sacrements et des sacramentaux, le culte de Dieu et des saints».[287]
- 178 - Par conséquent, chaque fois que l’Ordinaire du lieu ou d’un Institut religieux ou bien d’une Société de vie apostolique a connaissance, au moins vraisemblable, d’un délit ou d’un abus commis à l’encontre de la très sainte Eucharistie, une enquête doit être faite avec prudence, par lui-même ou par un autre clerc idoine, portant sur les faits, les circonstances, ainsi que sur l’imputabilité de l’acte.
b) pour tous, en particulier les laïcs participants :
184 - Il est reconnu à tout catholique, qu’il soit prêtre, diacre ou fidèle laïc, le droit de se plaindre d’un abus liturgique, auprès de l’Évêque diocésain ou de l’Ordinaire compétent équiparé par le droit, ou encore auprès du Siège Apostolique en raison de la primauté du Pontife Romain.[290] Cependant, il convient, autant que possible, que la réclamation ou la plainte soit d’abord exposée à l’Évêque diocésain. Cela doit toujours se faire dans un esprit de vérité et de charité.