un article qui dépasse les bornes dans Le Monde
Luc Perrin -  2010-12-12 00:18:15

un article qui dépasse les bornes dans Le Monde

puisqu'on parle d'art et de culture. C'est proprement affligeant, il figure encore à la une ce soir de Le Monde (site web), et dépasse toutes les bornes du mépris envers l'Afrique et l'Asie, l'oeuvre missionnaire, l'art italien de de la Renaissance, le catholicisme en général et le Saint-Siège. Certes le cardinal Sepe est mis en cause pour une affaire d'il y a plusieurs années, et certes ce n'est point la première fois que des rumeurs, ici carrément des poursuites, s'attachent désagréablement à son nom. Il eût suffit de le dire sans ajouter ces tonnes de mépris sur les 2 catholicités qui comptent, excusez du peu, 40% des séminaristes mondiaux et tant de vies dévouées à l'évangélisation et d'héroïsme tant du côté du clergé que des populations converties ! Qui d'autres que les missionnaires ont posé les bases de cette construction d'Église impressionnante ? Que la Mission au XIX-XXe siècle dispose d'un musée à Rome paraît pour le moins judicieux : on s'étonne surtout qu'il ait fallu attendre si longtemps. Qui plus est quand on sait combien les travaux photographiques des missions sont des documents importants, à savoir lire bien sûr, pour la connaissance des sociétés pré-coloniales et coloniales, on reste effaré par cette emphase de l'européo-centrisme qui caractérise le fond du discours du correspondant du journal du soir. Plutôt que d'ironiser avec tant de lourdeur et d'oeillères, le journaliste aurait été mieux inspiré de se renseigner auprès de "connaisseurs" sur la valeur scientifique, ethnographique voire artistique des collections présentées. Lien : http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/12/11/a-rome-un-musee-fait-scandale_1452241_3246.html Qu'on juge du "scandale" monté en épingle par le commentaire, en dehors de la véritable affaire judiciaire qu'il expédie en quelques lignes ne pouvant à ce sujet éclabousser Benoît XVI : "A ces interrogations s'est ajoutée depuis une polémique. Alors que l'Italie coupe d'une manière féroce dans le budget de la culture et doit faire face à d'importants travaux de mise en sécurité de ses fleurons que sont le Colisée et Pompéi, était-il indispensable que l'Etat finance une partie des travaux de restauration du siège de cette très puissante Congrégation vaticane ? "Le Bernin et Borromini font partie du patrimoine italien. Cet argent public est au service du pays", balaye Ludovico Ortona, ancien ambassadeur d'Italie à Paris et président de l'Arcus depuis juillet 2010." (Ph. Ridet) "