Balbula - 2010-12-10 19:09:13
Ne vous fâchez pas
La découverte de la messe traditionnelle est pour moi le plus beau souvenir de ma vie, n'ayant été "nourrie" que du NOM jusqu'à l'âge de 14 ans. Et pourtant, elle ne payait pas de mine, cette messe-là : un vieux prêtre radoteur et qui prêchait jusqu'à 2 heures de temps, dans une horrible salle aménagée de bric et de broc où on suffoquait l'été, remplie de gens pas "sélect" du tout et quelques vieux chantres "tremblant double" et une dame hurlante qui se cramponaient à leurs paroissiens. Mais c'était TOUT autre chose que ce que j'avais connu ! Et cela il n'y a pas de mots pour le dire. Et j'ai commencé-là, quelques mois plus tard, mon métier d'organiste, à la Noël 1976, sur un minuscule orgue qui n'avait que deux octaves sur un clavier, des boutons pour les accords et ... des rythmes rock et samba que je n'utilisais pas bien sûr !!!
J'étais pianiste et je me suis mise à l'orgue, y ai pris goût et ai sans cesse cherché à me perfectionner en prenant des leçons avec des professeurs de plus en plus qualifiés, ainsi qu'en chant et en direction chorale. Etait-ce pour le plaisir ? Oui, sans doute y a-t-il un plaisir et une satisfaction à accomplir ce pourquoi on voit bien que l'on est fait, mais il y a aussi deux dimensions qui dépassent amplement le plaisir. Celle du devoir d'abord parce que Dieu n'a pas donné cela à tout le monde et que l'on doit faire fructifier les talents qu'il nous a confiés et ne pas les enterrer. Et c'est la parabole de Jésus qui m'a toujours aiguillonnée, même si tout cela demandait un travail parfois bien exigeant et recevant bien peu d'encouragements, les gens "sélect" en étant souvent bien avares... Celle d'un besoin aussi essentiel que de dormir, car chez un vrai musicien, vous ne pouvez l'empêcher de jouer de son instrument sans le détruire. Cela fait partie de lui-même, mais je sais que les non-musiciens ont parfois bien du mal à comprendre cela.
Union de prières
Balbula