Votre belle-sœur a-t-elle des références exactes?
Eucher -  2010-12-09 21:29:47

Votre belle-sœur a-t-elle des références exactes?

Elle vous écrit:

qu'au XIXème siècle, il fallait officiellement une autorisation de l'évêque pour lire la Bible en langue vulgaire - le clergé l'interdisait en général et l'épiscopat prônait un accès à la Bible "par impregnation dans l'éducation et la liturgie". A l'époque, seulement 13% du Nouveau Testament était lu à la messe. Quasiment rien de Saint Marc, des Actes et de l'Apocalypse. C'est Matthieu qui était le plus lu et les épitres paulinienne.

On entend effectivement dire de temps à autre qu'avant le concile, la lecture de la Bible était découragée, voire interdite, aux fidèles etc. Or on lit dans la bonne vieille Raccoltà de 1957, au no 694, que les fidèles qui passent un quart d'heure à lire l'Écriture Sainte (...) ont droit à une indulgence de trois ans, et que ceux qui lisent ne serait-ce que quelques versets de l'Évangile, le baisent, et récitent une invocation (par ex. Per evangelica dicta deleantur nostra delicta) ont droit 500 jours d'indulgence, si ce n'est une indulgence plénière à l'heure de la mort. Ces normes proviennent de la S. C. des Indulgences le 13 décembre 1898 et de la S. Pénitencerie le 22 mars 1932 et le 24 avril 1945. Aurait-on affaire à encore un mythe iconoclaste? Ou y a-t-il eu un revirement sous Leon XIII?