Nemo - 2010-12-09 13:41:27
Je l'appelle....
Je l'appelle Anthony puisque l'abbé Chadwick n'était même pas séminariste quand a commencé notre longue amitié.
Pour le reste vous ne ferez pas erreur en l'appelant Monsieur l'Abbé.
Je crois qu'il y a eu un quiproquo terrible qui a fait utiliser à l'abbé un terme dont il ne maîtrise pas non plus la force !
Pour ce qui est de l'héritage anglican, il est trsè faible.
Les seules richesses de l'Eglise Anglicane sont :
Sa tradition musicale, qu'elle soit en latin ou en anglais.
Son riche langage liturgique, un anglais littéraire très beau.
Le Book of Common Prayer n'apporte guère d'originalité :
C'est principalement :
- un psautier réparti sur le mois,
- un lectionnaire sans grande originalité par rapport au lectionnaire romain
- un ordo pour pour morning prayers et un pour evening prayers qui sont l'un et l'autres orginaux et digne d'intérêt
- un ordo pour la sainte cène vraiment mauvais.
L'English Missal et le rite de Sarum ne sont pas anglicans. Ils sont totalement catholiques et leur reprise date du mouvement d'Oxford seulement. Le premier revient à l'autorisation de dire la messe traditionnelle dans un anglais du 16ème siècle.
Si l'on accepte la partie office du book of common prayer, on prive les prêtres des richesses (hum) de Liturgia Horarum ou de celles (ah oui) du bréviaire traditionnel en leur donnant un office extrêmement court. A mon avis l'Eglise ne peut accepter que ses prêtres aient une prière aussi courte. On peut tolérer le BCP seulement comme prière chorale publique, mais c'est insuffisant comme prière pour un prêtre catholique.
Les livres qui ont suivi la ligne ASB et l'office anglican actuel sont des versions de la messe très comparables à celles du nouveau rite.
Je ne vois pas où sont les autres richesses de l'Eglise Anglicane.
La pastoral provision et la litugie qui avait été approuvée est très mauvaise.