En écoutant et en lisant la fin - vidéo ici
Glycéra -  2010-12-09 12:10:12

En écoutant et en lisant la fin - vidéo ici

La fin de l'histoire, lue sur le livre même dont les pages tournent à 2'40" Ici, la fin : dessin du désert (2 lignes courbes, crêtes des dunes sans dessin de sable), Le Petit Prince est parti, et St Ex médite. Dans ce désert, son avion en panne, le temps s'est arrêté. St Ex est seul, le soleil luit pour lui seul, son coeur retourne en lui-même. Il se rencontre, enfant, il arrive à se parler. C'est son âme éternelle qui lui demande de l'aide. Et il comprend qu'il doit s'apprivoiser comme envers un autre. Il est soudain vide de cette douceur quand le Petit Prince est parti. Il ne sait plus quoi faire de lui, parce qu'il ne sait plus où il est (lui adulte, lui enfant) en train d'aller. Alors, il espère qu'un autre verra de même. Et l'aidera à se revoir lui-même. Il a seulement omis de chercher qui l'avait créé, lui enfant et lui maintenant. S'il avait demandé à l'enfant : dessine moi Dieu, que je me souvienne du temps où mon coeur pouvait l'entendre, quand mon mental se taisait... ce serait autre chose. Jésus parle mieux aux enfants parce que les enfants l'écoutent. Oui nous mûrissons, c'est le propre de tout fruit, mais aussi que d'enfance potentielle contenue dans un fruit, qui lui aussi était graine avant d'être mûr. Le rapport avec la liturgie ? Je me demande toujours cela avant d'intervenir... Si la liturgie est belle, c'est grâce à son double : soignée et sacrés, elle nous donne à entendre le coeur d'enfant qui aime se faire bercer par le mise en oeuvre divine. Priante de mots courants, ou enseignante de notions profondes, elle nous donne de répéter comme des enfants à qui leur mère apprend à balbutier pour parler selon leur âge ensuite. Ici, la liturgie est courte. Elle ne répond pas. Sa mise en scène est dépouillée des lumières. Elle va donc bien avec la messe toute nue comme les "paul VI-istes" la fabrique. J'aime les liturgies orientales où la mise en musique des icônes est si chatoyante... J'aime les gestes qui parlent de tout leur contenu, et les hommes qui respectent leur Mère dans toutes indications : ces prêtres-là portent plus de grâces sacramentales à leurs ouailles. Glycéra