Cher Ennemond,
Eucher -  2010-12-08 16:57:08

Cher Ennemond,

Dans votre explication vous dites:

elle [la FSSPX] ne peut qu'inviter ses fidèles...

Comment devient-on l'un de ses fidèles? Qu'est-ce qui les distingue d'autres fidèles? Les autres congrégations n'ont pas leurs fidèles... Si oui il y aurait des "fidèles de la Compagnie de Jésus", des "fidèles de l'Ordre des Prêcheurs", des "fidèles de l'Oratoire de France", au gré de la congrégation qui dessert leur lieu de culte. Au plus on retrouve des confréries (voire telle confraternité), je songe par exemple à l'"Association des amis de la Société des Missions d'Afrique" qui rassemble beaucoup de Catholiques congolais...qui ne sont pas pour autant ses fidèles dans le sens ou vous l'entendez. Je ne me souviens pas que ces autres congrégations aient jamais publié de directive à leurs fidèles pour leur déconseiller d'aller à telle ou telle messe en soi valide et licite dite par un prêtre dûment incardiné... Je note par ailleurs que la logique du poste auquel vous renvoyez n'est pas la même que celle de l'Ordo FSSPX (2011), p. 140, qui lui se fonde sur le danger à l'attachement exclusif à la forme extraordinaire que constitue la fréquentation d'une messe d'indult. Pour votre part, il s'agit plutôt de soutenir le bon combat de la FSSPX contra mundum, si j'ai bien compris, l'acceptabilité d'une messe traditionnelle dépendant, toujours d'après du message auquel vous vous référez, de l'état d'esprit de l'évêque qui la permet. Enfin j'avoue ma perplexité devant ce recours à un indult ou aux provisions d'Ecclesia Dei (recours que vous faites aussi en faisant mention de l'évêque), alors que le motu proprio a mis fin à tout cela en principe. On se serait attendu à ce que la FSSPX et ses fidèles fussent les plus à même de prendre en compte ce Motu Proprio, qui a déjà plus de trois ans, puisqu'il les concerne. Il n'y a plus de "Messe indult"; et l'attitude de l'évêque n'a plus rien à voir. J'espère ne pas secouer encore une fois un vieux marronnier attirant cors et cris de toutes parts; c'est à vous que je parle...cor ad cor. Cordialement, Eucher.