La Vocation de la France, par le R.P Delarue (O.M.I)
Chevalier du G. -  2010-12-08 10:37:30

La Vocation de la France, par le R.P Delarue (O.M.I)

Je vous livre un topo réalisé pour la revue Montjoie des Scouts Saint Louis par le R.P Louis Delarue, relatif à la Vocation de la France. Montjoie N°41 pages 26-27 Chaque être humain a sa vocation ; je veux dire une tâche personnelle que Dieu l’appelle à réaliser, une mission pour laquelle le Créateur l’a patiemment façonné au cours des âges, et compte sur lui. Chaque Nation, pourvu qu’elle ne soit pas simplement un ramassis hétéroclite « de gens qui se contentent d’habiter le même lieu », chaque Nation digne de ce nom, semble avoir pareillement dans l’Histoire une mission qui lui est propre. C’est de toute façon le cas de la FRANCE. 1. Les faits : La vocation de la France devait lui être révélée par un Gaulois de souche, Saint Rémi, évêque de Reims, dont la naissance vers 437 avait été annoncée comme celle de « l’homme qui mettrait fin aux maux de l’Eglise en gagnant par son zèle les Francs à l’Evangile… » Sa mission lui fut donnée voilà 1489 ans, le 25 décembre 496, lorsque le même Saint Rémi, dans sa cathédrale de Reims, baptisa le jeune chef franc CLOVIS et 3000 de ses officiers. Il s’agit là d’un événement capital : c’est en effet la future nation franque qui, dans son ossature et ses forces vives, est baptisée ce jour-là : la France devient à Reims la première nation officiellement catholique, et chronologiquement d’après l’Histoire, « la fille ainée de l’Eglise. » 2. Le titre est beau entre tous, mais il comporte un engagement, une mission. Et Saint Rémi le signifie au cours même de leur baptême à Clovis et à ses Leudes, en ces termes recueillis par un Historien du temps, FLODOARD ; écoutons-le : « le Royaume de France est prédestiné par Dieu à défendre l’Eglise du Christ Notre Seigneur… » C’est aussi ce que peu après Saint Avit, l’évêque de Vienne, notre voisine, écrira à Clovis : « Je ne puis former qu’un seul vœu, c’est que non content de conquérir à Jésus-Christ votre Nation toute entière, vous puissiez étendre ce bienfait aux peuples idolâtres de la Germanie. » Puis, et l’affirmation est étonnante pour qui sait que l’évêché de Vienne faisait alors partie d’une autre royaume, étranger, le Saint évêque ajoute : « Votre prospérité nous touche nous-même et nous sommes réellement vainqueur toutes les fois que vous combattez » A quelques temps de là, le Pape en personne Saint ANASTASE va écrire au même Clovis : « Nous adressons nos hymnes d’action de grâce au Seigneur Jésus qui vous a arraché à la puissance des ténèbres. En donnant à l’Eglise un roi tel que vous, il lui envoie un protecteur capable de la soutenir et la défendre » 3. « Soutenir », « Défendre » l’Eglise, étendre le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ :telle est donc la mission personnelle de la France, et tel est le service que Dieu attend d’elle. … C’est dire qu’elle ne restera « la FRANCE » que si elle demeure fidèle sa foi catholique, une FOI rayonnante, conquérante. Et l’on voit aussitôt, soit dit en passant, le très grave danger que représentait pour elle l’entrée en masse chez nous de non-chrétiens qui demanderaient à être Français, tout en rejetant et refusant notre FOI : la France y perdrait son identité, son avenir. Son avenir, et celui de tous ses chers petits qui vont prendre la relève. Pour la France, en effet, professer sans peur ni complexe sa FOI catholique n’est pas seulement affaire de « tradition » ; c’est la façon la plus claire, dès ce Noël 496, au baptistère de Reims, que après avoir donné à la France sa mission, dans les termes que nous savons : « Le Royaume de France est prédestiné par Dieu à défendre l’Eglise du Christ Notre Seigneur », il ajoutait prophétiquement : « Ce royaume sera grand entre tous les royaumes de la terre ; tant qu’il sera fidèle à sa vocation, il sera victorieux. S’il s’y montre infidèle, il se verra durement châtié. » Une messe comme celle-ci, c’est précisément le temps où nous devons méditer la question que voilà quatre ans de çà (fin mai 1981), nous posait avec une sorte d’angoisse paternelle le Pape Jean-Paul II : « FRANCE, FILLE AINEE DE L’EGLISE, ES-TU FIDELE AUX PROMESSES DE TON BAPTEME ? » Ce doit être aussi l’occasion bénie de nous rappeler la dernière phrase prophétique de l’évêque de Reims, à propos du Royaume que fondait Clovis : « il durera malgré tout jusqu’à la fin des temps… » Dans cet espoir, prions que notre pays redevienne la France de Saint Rémi, Sainte Clotilde, de Saint Louis, de Sainte Jeanne d’Arc… Prions aussi, pour ceux qui, chez nous, prétendent faire la leçon au Saint Père et au monde entier. Qu’ils comprennent enfin, qu’aujourd’hui comme hier, le SALUT et la vraie grandeur, c’est de courber la tête humblement devant Dieu ; c’est aussi, là où il faut (face aux démissions de tous ordres, au laxisme des mœurs et de l’éducation, à la dénatalité…) de « brûler ce que nous avons adoré, d’adorer ce que nous avons brûlé ! ». Daigne, NOTRE DAME, la céleste REINE de FRANCE nous obtenir chaque jour le courage et la force. Révérend Père L.DELARUE O.M.I Le 29 avril 1985