Dans mon premier article, j’évoquais la vie paroissiale dynamique de la cathédrale du Sud à Pékin. Mais maintenant que les Jeux Olympiques se sont achevés, le brouillard urbain est réapparu et les difficultés à pratiquer sa religion en Chine sont évidentes. Bien qu’il y ait de la place pour l’optimisme, il subsiste de nombreux obstacles à la pleine expression de la vie Catholique en Chine. Les quatre principales églises de Pékin sont pleines à craquer, et le 789e Musée d’Art a récemment organisé une exposition de photographies d’art sur le thème du quotidien des Catholiques en Chine rurale, cependant il demeure vrai que pratiquer le Catholicisme en Chine est un frein à l’ascension sociale. En effet, deux conditions sont nécessaires pour entrer dans le système politico-éducatif de la « Chine nouvelle » : le baccalauréat, qu’une petite minorité de Catholiques ont réussi à atteindre, et la carte de membre du parti communiste, qui n’est pas ouvert aux Chrétiens. De toute façon, il est hautement improbable que des Chrétiens veuillent adhérer au Parti, dont l’un des buts officiels est l’éradication de la religion : Pendant que l’Église dite « Patriotique » célébrait librement la Messe au moment de la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques, un Évêque « souterrain » était arrêté par les autorités. La tolérance officielle de la pratique religieuse est compensée par une intolérance tout aussi officielle de quiconque prie en dehors des communautés enregistrées. En sus de la cathédrale du Sud, on trouve à Pékin trois autres grandes églises Catholiques : les églises de Dongjiaominxiang, de Wangfujing et de Xishiku...
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