Hécatombe dans les rangs de l'Eglise : on leur refuse la "forme extraordinaire", ils se suicident...
Aétilius - 2010-12-04 18:36:16
Hécatombe dans les rangs de l'Eglise : on leur refuse la "forme extraordinaire", ils se suicident...
Pas d'inquiétude, d'un point de vue temporel : je ne fais qu'imaginer un titre sensationnaliste de journal si, à chaque fois qu'on refusait la forme extraordinaire de la liturgie à un "groupe stable" réunissant toutes les conditions pour l'obtenir, suivant le texte du Motu Proprio, l'un des demandeurs ou plusieurs allaient s'immoler de désespoir par le feu, tel un "vulgaire" moine bouddhiste dans ces dernières décennies, pour protester contre je ne sais quelles injustices...
Heureusement, ce n'est pas le style des demandeurs, et, s'ils se battent contre vents et marées pour défendre de cette manière la foi catholique, ce n'est pas ensuite pour se contredire par ce geste terrible de désespoir.
Mais il y a toutefois risque que certains se découragent et perdent la foi, désespérant des structures humaines de l'Eglise, dans une sorte donc de suicide spirituel, ce qui fait que ce titre, provocateur, est malheureusement possible, d'un point de vue surnaturel.
Quand bien même nos pasteurs semblent parfois décevants, ils ont peut-être leurs raisons, et Dieu veille : si ces demandes sont bonnes pour l'Eglise, elles obtiendront tôt ou tard justice, ce qui n'empêche pas que ce soit blessant de se faire refuser le plus élémentaires des droits, et révoltant que le salut d'un grand nombre d'âmes soit sacrifié sur l'autel d'on ne sait trop quelle raison.
Ce titre m'est en tout cas venu lorsque j'ai pris connaissance du geste désespéré de ce malheureux don Lucas, ce diacre italien de 29 ans ayant mis fin à ses jours parce qu'on lui refusait finalement son ordination, à peu de temps de celle-ci.
Il ne nous appartient pas de juger de son geste, terrible de la part d'un catholique si avancé dans la connaissance des réalités de la foi (que Dieu l'ait, encore plus que d'autres, en sa sainte garde donc : prions pour cela, c'est le mieux que l'on puisse faire), mais on peut relever une grosse différence entre les deux "problèmes" : d'un côté, il y avait peut-être des raisons légitimes de refuser le sacerdoce à ce jeune diacre, ce que tendrait à confirmer sa réaction, reflet a priori d'une personnalité fragile et ultra-sensible. De l'autre, rien ne justifie de refuser à des centaines de groupes la liturgie traditionnelle, alors que le Pape a eu le courage de codifier les conditions pour cela.
Mais bon : certaines voies sont parfois impénétrables...