Où Wikileaks montre que la diplomatie américaine
Tibère - 2010-11-29 08:54:29
Où Wikileaks montre que la diplomatie américaine
n'avait pas prévu l'élection du cardinal Ratzinger.
Dans le flot de révélations apportées par la publication de nombreuses correspondances, instructions, et informations de la diplomatie américaine, la presse italienne a retenu, entre autres choses, les considérations que les services diplomatiques américains avaient pu développer à propos du conclave de 2005 qui vit l'élection du cardinal, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.
Le moins que l'on puisse est que les diplomates d'outre-Atlantique avaient tout prévu sauf l'élection du cardinal allemand. Leurs pronostics allaient soit vers le cardinal Danneels, soit vers le cardinal Tettamanzi, soit vers le cardinal Castrillon-Hoyos. Ce dernier, sud-américain, avait, selon certaines sources, les meilleures chances de l'emporter. L'élection du cardinal Ratzinger pris donc de court les plus hautes instances du département d'Etat. Toutefois, elles se rassurèrent lorsque le nouvel élu, Benoît XVI, confirma dans ses fonctions de Secrétaire d'Etat le cardinal Angelo Sodano, très apprécié de Mme Rice.
Les autres cardinaux cités comme pouvant être élus étaient :
- le cardinal Camillo Ruini ;
- le cardinal Angelo Scola ;
- le cardinal portugais José Cruz Polycarpo ;
- le cardinal argentin Bergoglio ;
- le cardinal hondurien Maradiaga (sorte de cardinal fétiche des médias occidentaux) ;
- le cardinal mexicain Carrera ;
- le cardinal nigérian Arinze ;
- le cardinal sud-africain Napier ;
- le cardinal indien Ivan Dias.
Sources : Paolo Rodari, Andrea Tornielli, Maurizio Molinari.