Brève tentative de réponse à Réginald
Jean-Paul PARFU -  2010-11-28 17:18:49

Brève tentative de réponse à Réginald

Pour ce qui est des propos controversés du Pape : 1) Ce qu'il faut d'abord bien voir, c'est qu'ils ont immédiatement permis aux partisans de la débauche et aux ennemis de l'Eglise, de dire qu'ils avaient donc raison et que l'Eglise se ralliait à leurs positions, bien que, bien entendu, ce n'était pas suffisant etc ... Soit le Pape n'avait prévu ces réactions et il est bien léger, parce q'il s'était déjà fait surprendre dans le passé dans des conditions analogues, soit il l'a fait exprès, ce que je n'ose croire. 2) Le préservatif est immoral d'abord parce qu'il met un obstacle à la procréation, ensuite parce qu'il permet, comme dans l'exemple donné par le Pape, non une moralisation, comme le Pape le prétend, mais au contraire un commerce infâme et des relations contre-nature "sans risques" auquel les intéressés auraient peut-être renoncé sans le préservatif. 3) Pour ce qui est maintenant de l'Armistice du 22 juin 1940, il n'est pas un accord d'amitié signé sans raison avec le diable en personne par des traîtres, mais un traité international par lequel deux Etats souverains mettent fin à des hostilités, parce que l'un des Etats en question n'est plus en mesure de les poursuivre et tente de s'en sortir le mieux possible et notamment sans la honte que constituerait la capitulation de son armée. La solution de l'armistice est d'ailleurs celle qui avait été choisie par l'Allemagne en novembre 1918 et qui lui avait finalement permis de se sortir de la Guerre 14-18 avec les honneurs, tout au moins aux yeux de la population allemande, à tel point que cette population se demandait même pourquoi il avait été signé, alors que les troupes allemandes se trouvaient à 100 km de Paris, que le territoire de l'Allemagne n'avait jamais été occupé par les Alliés pendant toute la Guerre, d'où Hitler et les Nazis. En 1945, les Alliés ne devaient pas commettre la même erreur, devaient bombarder massivement les grandes villes allemandes, occuper l'Allemagne et exiger la capitulation sans conditions de son armée, capitulation qui devait être et fut signée par les militaires eux-mêmes (Jodl à Reims le 7 mai, Keitel à Berlin dans la nuit du 8 au 9 mai 1945, chefs de l'OKW : l'OberKommando der Wehrmacht (Haut-Commandement des forces armées allemandes)). Pour revenir à l'Armstice du 22 juin 1940, je signale que le Gouvernement français s'était d'abord opposé à la livraison des citoyens allemands cachés en France, mais que l'Allemagne ne lui a pas laissé le choix : c'était à prendre ou à laisser. Je précise enfin que la France a signé cet Armistice alors qu'elle avait été battue en six semaines à plate-couture, mais que Hitler lui-même dira plus tard qu'il avait fait une erreur en le signant et que Churchill avouera dans ses mémoires que le Gouvernement français s'en était bien sorti et donc, dans la situation qui était alors la sienne, s'était plutôt bien débrouillé.