J'irais même plus loin
Gaudium -  2010-11-27 09:14:55

J'irais même plus loin

La contraception est moralement illicite parce qu'elle porte atteinte à la plénitude du don propre à "l'acte conjugal" (pour reprendre l'expression employée par Paul VI dans Humanae vitae), c'est-à-dire à l'union intime de deux personnes qui trouve son sens dans le mariage . A mon sens, cette expression n'est pas neutre. En dehors du mariage, le péché, c'est la fornication, l'adultère, la prostitution. Ces actes sont fondamentalement faussés. C'est le mariage qui est le lieu naturel du don intégral. Est-ce certain que la contraception, dans ce cadre extra-conjugal, constitue réellement une malice supplémentaire ? La prostituée et son client entendent-ils, ou même peuvent-ils seulement prétendre se donner l'un à l'autre ? L'homme ou la femme adultère peuvent-ils prétendre se donner l'un à l'autre ? Va-t-on les encourager à ne pas prendre de contraceptif (à défaut de réussir à les convaincre de mettre un terme à cette relation) sous prétexte qu'il faudrait que leur prétendu "don" réciproque soit total et aucunement amputé ? Ils ne s'appartiennent pas ! A la limite, dans ce dernier exemple, l'usage d'un contraceptif manifeste une certaine retenue vis-à-vis de l'amant ou de la maîtresse, et la conscience (minimale) qu'il n'y a pas de don véritable, total, plénier (et par suite ouvert à la vie) en dehors du mariage. Gaudium