Préservatif - ce qu'a vraiment dit le pape
Renard -  2010-11-24 14:56:42

Préservatif - ce qu'a vraiment dit le pape

Voici une excellente mise au point sur ce sujet faite par l'abbé Guillaume Loddé,fssp, recteur de Saint-Zéphirin-de-Stadacona à Québec : Attention désinformation Depuis plusieurs jours les médias du monde entier relaient une information plus ou moins exacte. Le saint-Père n’a pas modifié la doctrine traditionnelle de l'Église au sujet du préservatif. Au contraire il ne fait qu’appliquer la doctrine du moindre mal à une situation particulière. L’article suivant tiré du site le salon beige, met bien en lumière les paroles exactes de Benoît XVI. "Je ne sais pas si le volume italien qui va sortir traduira correctement "un prostitué", comme dans l'original allemand, ou rapportera - comme dans certaines anticipations journalistiques italiennes, - hélas aussi l'"Osservatore Romano" - "une prostituée". "Prostituto", au masculin, est du mauvais italien, mais c'est l'unique traduction de "ein Prostituierter", et si on met le mot au féminin, la phrase entière du pape n'a plus de sens. En effet, les prostituées femmes, n'"utilisent" évidemment pas le préservatif: tout au plus, ce sont leurs clients qui l'utilisent. Le pape a en tête précisément la prostitution masculine, où, souvent, - comme le rapporte la littérature scientifique sur le sujet - les clients insistent pour que les "prostitués" n'utilisent pas de préservatifs, et où de nombreux "prostitués" - le cas de Haïti, longtemps paradis du tourisme homosexuel est criant - sont atteints du sida et infectent des centaines de leurs clients, dont beaucoup meurent. Certains pourraient dire que "prostitué" s'applique également aux gigolo hétérosexuels qui accompagnant les femmes moyennant paiement, mais l'argument est spécieux car c'est parmi les "prostitués" homosexuels que le SIDA est notoirement épidémique, sans compter qu'en allemand aussi, pour le "prostitué" masculin qui va avec les femmes on utilise couramment le mot "gigolo". Par conséquent, une fois établi le fait que les grossesses n'ont rien à voir là-dedans, parce qu'il semble assez difficile que des enfants naissent de la prostitution homosexuelle, le Pape n'a rien dit de révolutionnaire. Un "prostitué" qui a une relation mercenaire avec un homosexuel - en fait, quiconque a des rapports sexuels avec une personne du même sexe - commet du point de vue catholique un péché mortel. Si, toutefois, conscient d'avoir le SIDA, il infecte son client en étant conscient de l'infecter, en plus du péché mortel contre le sixième commandement (ndt: "tu ne commettras point d'impuretés"), il en commet un autre contre le cinquième ("tu ne tueras point") car il s'agit d'homicide, ou au moins de tentative. Commettre un péché mortel ou en commettre deux n'est pas la même chose, et même dans les péchés mortels, il y a une gradation. L'immoralité est un péché grave, mais l'immoralité unie à l'homicide l'est encore plus. Un "prostitué" homosexuel atteint du sida, qui infecte systématiquement ses clients est un pécheur à la fois immoral et meurtrier. Si, pris de scrupules, il décide de faire ce qui - à tort ou à raison (la question de l'efficacité ou l'inefficacité du préservatif dans une relation homosexuelle n'est plus morale, mais scientifique) - lui semble réduire le risque de commettre un assassinat, il n'est pas devenu d'un seul coup une bonne personne, mais a fait un "premier pas" - certes insuffisant, et extrêmement partial - vers le repentir. De Barbe-Bleue (Gilles de Rais 1404-1440), on dit qu'il attirait les enfants, avait des relations sexuelles avec eux et ensuite les tuait. Si à un moment donné, il avait décidé de continuer à faire de mauvaises choses avec les enfants, mais ensuite, qu'au lieu de les tuer, il les avait laissé partir, cette "première étape" n'aurait pas été suffisante pour lui permettre de devenir une personne morale. Mais pouvons-nous dire que cela aurait été insignifiant? Certes, les parents de ces enfants auraient préféré les avoir en vie. Donc, si un "prostitué" meurtrier, à un certain point, tout en restant "prostitué", décide de ne plus être meurtrier, ceci "peut-être une première étape". "Mais - comme le dit le Pape - cela n'est pas vraiment la façon d'affronter le mal de l'infection par le VIH". Il faudrait plutôt arrêter de faire des "prostitués", et de trouver des clients. Abbé Guillaume Loddé, recteur, FSSP-Québec. Par FSSP-Québec - Partager