Simple
Meneau -  2010-11-23 20:37:56

Simple

Par nature l'acte sexuel est orienté à la procréation. En changer volontairement la fin n'est pas moral. Commettre directement un mal en vue d'éviter un plus grand mal n'est pas moral. La fameuse "doctrine du moindre mal" si tant est qu'elle existe, ne tient que si l'on n'a que le choix entre un mal et un mal plus grand. Mais en l'occurrence, les époux ont le choix de ne commettre aucun mal, ni le moins grand, ni le plus grand. Cordialement Meneau

Tout attentat des époux dans l’accomplissement de l’acte conjugal ou dans le développement de ses conséquences naturelles, attentat ayant pour but de le priver de la puissance qui lui est inhérente et d’empêcher la procréation d’une nouvelle vie, est immoral. De plus, aucune “indication” ou nécessité ne peut faire d’une action intrinsèquement immorale un acte moral et licite. Cette prescription est en pleine vigueur aujourd’hui comme hier, et elle le sera demain et toujours, parce qu’elle n’est pas un simple précepte de droit humain mais l’expression d’une loi naturelle et divine. [Discours aux sages-femmes, 29 octobre 1951.]