quand monsieur Homais fait dans le journalisme
Theonas - 2010-11-23 14:41:43
quand monsieur Homais fait dans le journalisme
ici un article qui reprend les propos de Tony Anatrella et décortique un éditorial qui se félicite des propos du pape.
extrait :
En effet, du temps où il s’appelait Joseph Ratzinger, l’actuel Benoît XVI s’était livré, devant des journalistes de la presse étrangère en Italie, à un commentaire très intéressant d’un discours tenu par Jean Paul II sur la question du sida (*) Jospeh Ratzinger expliquait « Se polariser sur le préservatif comme moyen de prévention, c’est mettre au second plan toutes les réalités et tous les éléments humains qui entourent le malade, et qui doivent demeurer présents dans notre réflexion. La question du préservatif est marginale, je dirais casuistique. » Or la casuistique, précise Tony Anatrella, dans le livre d’où je tire cet extrait, est « une démarche de réflexion morale appliquée à un cas précis(étude d’un cas), en vue de prendre une décision réfléchie et responsable. Dans cette étude, on tient compte de la situation de la personne, de ce que disent les principes de théologie morale et le droit canon, mais aussi les sciences pour éclairer le débat. »(l’Eglise et l’amour). C’est donc dire que le préservatif ne peut être un mal absolu ( comme l’est par exemple la mise à mort de quelqu’un pour la seule raison qu’il est d'une origine décrétée nuisible ou inférieure).
Nos messieurs Homais qui font dans le journalisme devraient donc s’instruire un minimum avant de déblatérer que ce même pape tient désormais des propos plus nuancés. Car l’exemple que prend le pape pour présenter l’usage du préservatif comme un éventuel moyen de vivre de façon plus humaine sa sexualité est très précis. Il concerne un prostitué mâle. En l’occurrence le fait de mettre un préservatif n’a aucune finalité contraceptive. Cela n’a qu’une finalité préventive dans le cadre d’une relation moralement d’ores et déjà doublement inacceptable. Un peu comme si lors d’un braquage avec prise d'otages un des braqueurs refusait de se servir d’une arme chargée. Son acte serait totalement condamnable, mais à un degré moindre que celui de son complice disposant d’une arme chargée. Comme le dit le pape, l’usage d’un préservatif dans l’exemple du prostitué mâle n’est pas considéré par l’Eglise comme une « une solution réelle, ou morale ».
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