Du fait que Vatican II ne s’est pas voulu un concile dogmatique et n’a pas défini de nouveaux points, il n’a pas engagé sa propre infaillibilité [exact], et par conséquent [mais là, ça ne suit pas !] on n’est pas tenu d’en accepter son contenu, on peut remettre en question sa doctrine, qui semble en divers points incompatible avec la Tradition [conclusion inacceptable]
Ce concile, qu'on le veuille ou non, fait bien partie du Magistère authentique, dans 98% de son contenu. Cela signifie qu'il a, au minimum, une certaine autorité et qu'il devient contraignant, même si non définitif. Je reviens rapidement sur l'abbé Lucien : ce dernier effectue une graduation dans l'autorité des textes du concile, ce qui est absolument catholique. En ce sens, il n'invente rien : cette notion de degré d'autorité est connue et reconnue depuis des lustres! Il représente en ce sens la via media, entre ceux (comme vos semblables) qui accordent au concile le même degré d'autorité à tous ses textes jusque dans la ponctuation (et qu'il faut donc tout rejeter en bloc) et les Ayatollahs du tout moderne qui considèrent qu'avant le Concile, le désert, et que le christianisme est né en 1965.