XA - 2010-11-17 16:59:31
Merci de lire ce message
Merci à tous les lecteurs du Forum qui ont accompagnés de leurs prières le rapide et douloureux départ de cette mère de famille.
Offrons quelques prières (chapelet ou assistance à une messe) et quelques sacrifices à l'intention de cette maman et de tous les siens. Mais sutout faisons dire des messes, moyen privilégié d'aider et de délivrer les âmes du Purgatoire.
Ci-joint un article sur la question.
Que par la Miséricorde de Dieu l'âme de notre fidèle défunte repose en paix!
Avec l'assurance de mes prières au Saint Autel.
In Christo Sacerdote.
Un prètre (FSSPX)
Pour le mois des défunts
« Lorsque le Bienheureux Henri Suzo, de l’ordre dominicain, étudiait à Cologne, il fit un pacte avec un ami, au terme duquel celui qui survivrait dirait un certain nombre de Messes pour le défunt. Ses études terminées, Suzo demeura à Cologne et l’autre religieux fut envoyé en Souabe où il mourut bientôt. Henri se rappela bien sa promesse, mais ayant déjà disposé des intentions de ses Messes, il suppléa au Saint Sacrifice par la prière, le jeûne et d’autres mortifications. Au bout d’un certain temps, son compagnon lui apparut sous une forme lamentable et lui dit en gémissant: « C’est ainsi que tu tiens parole, ô ami infidèle? » Le P. Henri se troubla et répondit en tremblant: « Cher ami, ne m’en veuille pas; j’ai
été empêché de dire la sainte Messe pour toi, mais j’ai tant prié et me suis tant mortifié à ton intention!- Cela ne suffit pas reprit l’âme infortunée: ta prière n’est pas assez puissante pour me tirer de ces tortures; il me faut le sang de Jésus- Christ, ce sang qui est offert à la Messe; si tu avais tenu ta promesse, je serais déjà sorti de la prison de feu; si j’y brûle encore, c’est par ta faute. » Revenu de sa frayeur, il alla raconter au prieur l’apparition et la demande. Le prieur le déchargea de ses engagements et lui ordonna de célébrer pour son ami. Il le fit et bientôt le mort vint lui annoncer sa délivrance et lui promettre son intercession au Ciel. »
A la lecture de ce récit, il me semble opportun de revenir sur deux vérités importantes de notre sainte religion: le Purgatoire existe et est douloureux pour ceux qui s’y trouvent, et nous avons les moyens de venir en aide à ces âmes. Et ceci est doublement utile, parce que d’une part, elles sont trop souvent oubliées voire occultées de nos jours et d’au- tre part, nous débutons le mois de novembre, liturgiquement consacré aux défunts.
Après la mort et le jugement particulier si l’âme est sans péché et sans dette de peine, elle va au Paradis, et jouit de la Vision Béatifique. Si l’âme est en état de péché mortel, obstinée dans sa révolte contre Dieu, elle va en Enfer pour l’ éternité.
Mais l’âme qui – bien qu’en état de grâce - a quelque péché véniel, ou quelque peine due au péché va au Purgatoire. Autrement dit les résidus de fautes, les attaches au péché qui n’auraient pas été purifiés, et les peines temporelles qui n’auraient pas été satisfaites doivent l’être pour que notre âme soit digne de la Vision de Dieu.
Ici-bas nous pouvons satisfaire nos dettes envers Dieu, par la prière et la pénitence, unies au Sacrifice de Jésus- Christ. Notre contrition et nos actes de charité peuvent obtenir de Dieu la rémission non seulement de nos fautes mais aussi des peines méritées par celles-ci. C’est le sens de la pénitence sacramentelle ou des indulgences.
Par la mort, l’âme perd la capacité de mériter cette rémission. Le Purgatoire est alors la souffrance temporaire consistant d’abord dans la privation de Dieu (mais avec la certitude du salut) et aussi en d’autres peines purificatrices. L’âme est passive et souffre volontairement – puisque sa volonté est désormais fixée en conformité à la volonté juste de Dieu – et ces souffrances sont d’intensité et de durée variables.
Le catéchisme de Saint Pie X nous affirme que ce soulagement et même la délivrance se fera par les suffrages, c’est-à-dire les prières, les indulgences, les aumônes et autres bonnes œuvres, et surtout par la Sainte Messe.
Par la Communion des Saints, c’est-à-dire la communication entre tous ceux qui ont la Charité (c’est le cas des âmes du Purgatoire) nous pouvons intervenir pour soulager ces âmes. Les fidèles vivants prient, accomplissent des œuvres satisfactoires et en transfèrent volontairement la valeur expiatoire aux âmes souffrantes. Lorsque ce transfert est opéré par l’autorité de l’Église elle-même, comme dans les indulgences, cette affectation officielle donne aux pieux suffrages des fidèles une valeur plus particulière, un crédit plus pressant auprès de Dieu. D’où l’ouverture spéciale du trésor de l’Eglise au mois de novembre (cf:indulgences).
D’autre part, on lit déjà dans le IIème Livre des Macchabées que Judas fit un sacrifice expiatoire pour les morts, à Jérusalem, afin qu’ils fussent délivrés de leurs péchés. Or si les sacrifices de l’Ancienne Loi étaient capables de soulager les âmes des défunts, à fortiori la Messe, dont les anciens sacrifices n’étaient que des pâles figures.
C’est pourquoi, nous dit le Concile de Trente, « la Messe est offerte, non seulement pour les péchés, les peines, les satisfactions, et les autres nécessités des fidèles qui sont encore vivants, mais aussi pour ceux qui sont morts en Jésus-Christ, et qui ne sont pas encore entièrement purifiés. » En effet, la valeur infinie de la rédemption de la croix est comme amenée au milieu de nous par la Messe qui, à elle seule, est efficace à plusieurs titres: par voie de prière – celle du Christ est la plus parfaite-, et par voie de satisfaction – les œuvres de l’Église militante sont unies à l’ Offrande du Christ sur la croix-. Les âmes du Purgatoire étant toujours dans une disposition parfaite pour recevoir les fruits de la Messe, il est indiscutable que chacune offerte pour elles leur procure un certain soulagement. Cependant, ce n’est pas nécessairement la fin des épreuves, car Dieu remet les peines selon sa miséricorde et sa justice. Ainsi nous com- prenons l’insistance de l’Église à encourager la célébration des messes pour les défunts, jusqu’à 30, par un trentain. Il n’y en aura jamais trop, Dieu saura distribuer les suffrages obtenus aux âmes pour lesquelles on prie mais aussi à celles pour lesquelles on ne prie pas. Soyons généreux et utiles à nos défunts. Abbé Challan Belval