un bel exemple de fiction historique
Luc Perrin - 2010-11-16 15:23:30
un bel exemple de fiction historique
et de réécriture fantasmatique.
Ces divagations expliquent sans doute votre animosité, à ce stade c'est le mot, envers nos frères et soeurs catholiques orientaux. (j'espère que vous n'êtes pas "solidaire" des "islamistes" chers à un diocèse du Sud de la France car eux les tuent).
1. il est inepte de brocarder les catholiques orientaux au nom de la "Guerre froide" alors que, précisément, ce sont les Églises orthodoxes en Russie, Ukraine et Roumanie qui ont voulu conserver leurs biens mal acquis sous l'ère stalinienne. Vous inversez les rôles et faîtes un contresens complet.
2. "A l'Ouest, cela a permis au protestantisme d'acquérir une légitimité indue et de se renforcer, alors qu'il eût été préférable de l'éliminer dans l'oeuf dès le XVI°siècle. Cela aurait été sanglant, mais aurait évité la terrible guerre de Trente ans et la division religieuse de l'Europe de l'Ouest !" (Quincy Jones)
Là on est dans Harry Potter mais où les sombres sorciers auraient gagné.
Rappelons que le principe est intervenu APRÈS 25 ans de guerre (dite de Smalkalde) et l'écrasement,la pulvérisation des armées de Charles-Quint : dans l'empire, c'est le catholicisme en miettes qui a été préservé in extremis. On ne voit pas qui aurait pu "éliminer dans l'oeuf" en 1555 la puissance dominante des protestants.
Charles Quint puis Ferdinand II ont désespérément tenté de faire ce que vous dîtes et ils ont échoué : c'est l'histoire pas le roman, je sais, mais c'est ainsi.
Dans l'immense royaume/république de Pologne des XVIe-XVIIe siècle il demeure des Orthodoxes : bien sûr l'union de Brest est un essai pour établir une unité confessionnelle mais elle a échoué. En quoi était-ce une "erreur" comme l'affirmez avec les oecumaniaques (je ne dis pas oecuménistes à dessein) ? Nul ne le voit à moins que vous soyiez orthodoxe version sectaire, car c'est ce qui ressort de vos propos virulents à l'égard de ... catholiques.
3. vous ne voyez dans les Églises orientales unies à Rome, que vous insultez par le mot grossier d'uniatisme qui ne veut rien dire, que des divisions. Ah bon la communion avec le Saint-Père ce n'est rien pour vous ??? Etrange conception. Je ne vois pas quel traditionaliste ou simple catholique sans étiquette vous pensez convaincre avec ce gallicanisme maintes fois condamné et encore à Vatican I et Vatican II.
Vous feriez bien de lire chaque jour un passage du décret conciliaire sur les Églises orientales. Vous pourriez aussi vous édifier à lire des récits sur la vie et le témoignage vraiment chrétien que nombre de ces catholiques orientaux de Russie, Roumanie - ex. le prince Ghika - Slovaquie, Ukraine, Pays baltes, Biélorussie ont donné.
L'unionisme n'a rien de scandaleux ni d'une erreur : il est une démarche nécessaire tant que perdurent les incommpréhensions qui, travaillons-y, s'estomperont un jour mais dans la vérité et le respect. On ne peut se résigner à la séparation d'avec Rome, cela ne vaut pas que pour "Écône".
Quant à son actualité, relisez Anglicanorum coetibus de 2009 et deux textes directement liés à la question traitée :
- Orientale lumen (2 mai 1995)
- lettre apostolique pour le 4è centenaire de l'Union de Brest (12 novembre 1995).
Je cite le n°12 de ce dernier texte, mûrement pesé dans sa rédaction :
"12. Les célébrations jubilaires seront en outre un temps de réflexion. L'Église grecque-catholique d'Ukraine s'interrogera avant tout sur ce qu'a signifié pour elle la pleine communion avec le Siège apostolique et sur ce qu'elle devra signifier à l'avenir. Elle rendra gloire à Dieu, dans une attitude d'humble gratitude, pour son héroïque fidélité au Successeur de Pierre, et, sous l'action de l'Esprit Saint, elle comprendra que cette fidélité même la place aujourd'hui sur la voie de l'engagement pour l'unité de toutes les Églises. Cette fidélité lui a valu des souffrances et le martyre dans le passé : c'est là un sacrifice offert à Dieu pour implorer l'union souhaitée.
La fidélité aux antiques traditions orientales est l'un des moyens dont disposent les Églises orientales catholiques pour promouvoir l'unité des chrétiens(21). Le décret conciliaire Unitatis redintegratio est très explicite quand il déclare : "Que tous sachent que connaître, vénérer, conserver, développer, le patrimoine liturgique et spirituel si riche des Orientaux est de la plus haute importance pour conserver fidèlement la plénitude de la tradition chrétienne et pour réaliser la réconciliation des chrétiens d'Orient et d'Occident"(22)"
Remercions ces catholiques orientaux de faire respirer toujours l'Église de Rome par ses deux poumons en attendant que l'Orient s'unisse à nouveau en plénitude au Successeur de Pierre.