Zapatero:"les cathos n'ont rien compris
Jean Kinzler - 2010-11-14 19:26:55
Zapatero:"les cathos n'ont rien compris
14/11/2010 18:48
MADRID, 14 nov 2010 (AFP) - Zapatero défend les lois qui ont suscité la réprobation du Vatican
Le Premier ministre espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero, dont le gouvernement socialiste a légalisé le mariage homosexuel, libéralisé l'avortement et facilité le divorce, a défendu dimanche ces mesures qui ont suscité la réprobation du Vatican.
Le dirigeant de l'opposition conservatrice espagnole, Mariano Rajoy, chef du Parti populaire, a déclaré samedi que M. Zapatero n'avait pas été "à la hauteur" de son rôle de Premier ministre en n'assistant pas le 7 novembre à la messe de consécration de la basilique de la Sagrada Familia à Barcelone.
"Que veut Rajoy, que nous mettions en place les lois voulues par le pape? Non, nous allons promulguer les lois que veulent le parlement et les citoyens de ce pays, pour tous et dans un esprit d'égalité", a rétorqué le Premier ministre socialiste au cours d'un rassemblement de son parti à Viladecans près de Barcelone.
"Ils n'ont pas compris qu'il appartient à chaque personne de se prononcer sur les questions de morale", a-t-il ajouté.
M. Zapatero a rencontré le pape pendant une dizaine de minutes à l'aéroport de Barcelone avant son départ pour Rome.
Après cette rencontre, M. Zapatero avait rappelé que l'Espagne était "un Etat non confessionnel qui reconnaît le poids de l'Eglise catholique, mais qui garantit la liberté de tous".
Le Premier ministre avait effectué une visite surprise en Afghanistan la veille de l'arrivée de Benoît XVI à Saint-Jacques de Compostelle, première étape du voyage du souverain pontife en Espagne.
Au cours de sa visite, le pape avait défendu les valeurs traditionnelles de la famille et dénoncé notamment le mariage homosexuel et l'avortement, deux sujets de contentieux entre l'Eglise et le gouvernement socialiste.
M. Zapatero, qui est athée, n'avait déjà pas assisté à une messe en plein air célébrée par Benoît XVI à Valence en juillet 2006.
Le pape doit de nouveau se rendre en 2011 en Espagne, un pays marqué par un recul de la religion. Au cours de sa visite, le pape avait dénoncé les dangers d'un retour à un anticléricalisme "agressif" en Espagne, rappelant les années 30 et la Guerre civile.