Luc Perrin - 2010-11-14 00:21:48
bof bof bof
au risque de doucher votre enthousiasme naïf, stupéfiant même à cet égard au point que je ne dois pas habiter sur la même planète, un exemple "stupéfiant de sainteté (SIC)" : Bill (William) Jefferson Clinton, pas même catholique, a communié en Afrique du Sud et pour y voir une "sainteté" quelconque, même falote et toute petite, il y faut des yeux trop perçants ... ou bien faire preuve d'une totale inconscience ou encore de ne pas avoir idée de ce que le mot "sainteté" implique ...
Pitié revenez sur terre ... partagez notre humaine et pécheresse condition car vous devez rêvez éveillée, comme le Père Dobrée, au Jardin d'Eden avant la Chute ou vous jouez dans le film de Jean Yanne, Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.
Le réveil pourrait être brutal. Je ne dois pas être chrétien aux dires du Père Dobrée pour rappeler d'une part le réel de nos sociétés, d'autre part la doctrine constante de l'Église...
nb. sur le fait qu'on pourrait éviter de cibler les fidèles pour la communion pourquoi pas ? Toutefois même sur ce point, vous minimisez et faîtes ce que les siècles chrétiens exécraient, n'est-ce mon Père, du "respect humain" : ne mélangeons pas le choix de communier, libre, et l'ACTE. Les jocistes des années 1930 se signaient en public au risque de la "baston", la communion eucharistique a AUSSI une dimension publique, d'acte de foi personnel et public.
Je reviens de Lourdes et Bernadette ne s'est jamais cachée de la foule derrière un paravent pour ses conversations privées avec la Dame a fortiori pour le Seigneur présent parmi nous au Saint-Sacrement ... imaginons un Salut au Saint-Sacrement avec un "ostensoir" voilé ? L'idée-même en montre l'absurdité.
Ah cette tentation libérale du confinement de la foi à sa seule dimension privée, l'enfouissement disaient les hooligans de la "pastorale" des années de plomb. Soyons prudents à ce sujet svp et chantez à l'occasion Christus vincit, Christus regnat, Christus ímperat !, c'est un solide antidote contre la tentation d'enfouir Notre Seigneur un peu trop facilement.
In fine la prière, vraiment intime, qui nous unit à Dieu au moment où nous communions, nul ne la sait : elle gît dans le secret de notre âme et aucune caméra ne pourra y pénétrer ; je n'irais pas à la qualifier automatiquement de "sainteté", comment puis-je le savoir ? C'est l'inviolable for interne. Faisons les distinctions qui s'imposent.