Pourtant, il est bien normal, comme l’ont fait ces « Réponses », d’expliquer ce qu’un texte conciliaire a voulu dire, non pas tant par des textes antérieurs au concile, lesquels ne pouvaient connaître celui-ci, mais par ce texte lui-même, par les autres textes du concile sur le même sujet, et par les explications officielles données avant le vote du texte.
L'argument parait sensé : étant donné que le Magistère antérieur ne connait pas ce subsistit, il ne parait pas incohérent de revenir au texte directement, ainsi qu'à tous les textes qui s'y rapportent, pour juger, non pas de l'othodoxie d'une proposition, mais pour comprendre cette proposition tel que la Concile l'entendait, en faisant appel à la logique et au bon sens. - l'utilisation de l'argument d'autorité pour la reconnaissance de la validité de l'anaphore d'Addai et Mari. Sans doute peut-on reprocher au p. Basile d'être un peu court sur la question, voire un peu vague, même si, rappelons-le, il s'agit avant tout d'une recension. Nous ne comprenons pas bien où Saint-Placide voit ici l'invocation d' "une autorité critiquée par argumenter contre la critique", sachant que le P. Basile fait appel à Saint-Justin et à Suarez (excusez du peu, il y a pire en matière de modernisme...). Encore une fois, il serait intéressant ici que le P. Basile développe. La conclusion de Saint Placide n'apporte rien de nouveau. Grosso modo, il avance que l'opinion du P. Basile n'engage que lui même, de même que celle de Gherardini. À la bonne heure! Il s'agit du concept même de disputio, et à aucun moment le P. Basile n'a-t-il eu d'autre prétention.