- Messe de la Toussaint à Gand: fort belle Messe, dans une certaine herméneutique de la continuité: disposition bénédictine de l'Autel, beau devant d'Autel; cierges là où il en faut. Introit, communion et Pater en grégorien, Kleine Orgelmesse de Haydn et Cantique de Jean Racine de Fauré fort bien chantés. L'Évêque célébrait sans aucun abus liturgique, et accueillait ses ouailles après le portail avant la Messe. Les cantiques de Messe flamands sont plus beaux et dignes que leurs contreparties francophones. Ai noté l'utilisation d'une croix de procession et d'un Évangéliaire anciens et précieux incrustés de pierreries. Quelques bémols: il n'y avait aucun papier avec les lectures en français, et l'assemblée aux têtes blanchies qui remplissait aux 3/4 la cathédrale était assise quasiment tout le temps, ne se levant exclusivement qu'à l'Évangile, et un petit moment à la Consécration. Agenouillement complètement inconnu (personne d'autre que nous ne s'agenouilla, de toute façon il n'y a plus ni bancs ni agenouilloirs mais des chaises en plastique noir genre Starck). Les servants de Messe: des petits vieux, des petites vieilles (!) quelques petites filles et un petit garçon, tous en aube stricte à plis. Également un "suisse" ouvrant les processions. Et bien sur le sublime retable de l'Agneau mystique de Vane Eyck.
Pax et Bonum