Témoignage édifiant dun jeune étudiant
CMdelaRocca - 2010-11-04 14:29:21
Témoignage édifiant dun jeune étudiant
publié ce jour sur Messainlatino.
"Je suis un jeune napolitain de 25 ans qui s'achemine vers le sacerdoce. Cette année j'ai repris mes études à l'institut Verga .../...
Je vous écris pour vous raconter un petit-grand fait survenu en classe cette semaine, qui, a mon sens, signale un feu sous la cendre autour des jeunes et de la religion et la façon dont on manipule l'opinion commune, qui en fait n'est pas commune mais imposée: sans doute pouvons-nous encore récupérer quelque chose si nous le voulons et si les catholiques se départissent de leur complexe d'infériorité.
Il n'y avait pas de crucifix en Classe. Motif: on avait repeint les classes et on ne l'avait plus remis. Nul ne s'en est ému: moi si ! J'ai sereinement fait remarquer ce manque et le débat s'est instauré entre élèves. Quelqu'un a fait remarquer que l'Etat est laïque, que la foi est dans le coeur, etc. Les habituelles histoires insipides: la justification principale a été : "Nous sommes un pays démocratique, il faut respecter toutes les consciences". J'avoue m'être réjoui de cette réponse qui laissait le flanc à mon estocade:"Juste, et quelle est la méthode en démocratie pour approuver une décision ?" - tous: "la majorité !"- "Bien, et en Italie, la majorité n'est peut-être pas catholique ? Vous n'êtes pas catholiques ? Votre conscience n'accepte donc pas les principes chrétiens représentés par la Croix ?". La réponse a été unanime: "Oui, nous sommes chrétiens et catholiques !". Il s'en est suivi une confrontation avec l'enseignante qui soutenait la contradiction et avons développé l'exemple d'autres pays: "Si nous prenons des pays non-chrétiens, nous devons nous plier à leurs usages, cela n'offense en rien notre conscience et renforce au contraire les valeurs dans lesquelles nous croyons.
A partir de là, les étudiants ont été plus engagés: "Nous sommes catholiques et sommes fiers de ce que nous croyons. Nous voulons les Crucifix en classe sans plus d'histoires, comme font les autres pays !"
J'admets que j'ai eu peur de m'attirer des antipathies ou étiquettes puis j'ai pensé agir pour une juste cause et devoir reconnaître ouvertement le Seigneur.../... L'enseignante qui nous était d'abord hostile a été elle-même exposer la requête au directeur: "Les étudiants veulent le Crucifix." Le directeur arrive en classe : "Vous voulez le Crucifix ? Je suis d'accord, il y était avant vous, il y sera avec vous. Où voulez-vous le mettre ?" . Tous:" Bien en vue, sur le mur à coté du tableau." Le directeur: "Bien, demain je le demanderai aussi aux autres classes. En fin de comptes, nous sommes encore chrétiens, dans un pays démocratique".
Le jour suivant je suis arrivé en classe à 8.15 et le Crucifix était là. Il m'a semblé solennel comme celui de l'autel d'une cathédrale !
Francesco S.