Dès que l'élection est acquise, c'est-à-dire le vote à la majorité requise, il y a élection canonique, avant même l'acceptation. Et élection irréversible. Rien ne peut la modifier, sauf l'élu lui-même, s'il refusait formellement, ou encore s'il venait à décéder.
Oui, mais c'est juste la 1° étape !Les numéros suivants ne font que constater ce fait et en tirer les conclusions. Ils ne contredisent pas.
Non, et non. Ils ajoutent une 2° étape, nécessaire pour un processus complet valide. "L'élection valide" ne suffit pas.Je maintiens que l'élection est complète dés le vote acquis, avant l'acceptation formelle. Elire veut dire choisir. Ce n'est pas l'élu qui se choisit.
Sauf que vous mélangez élection et processus complet.La preuve : si l'élu était absent du conclave, on attendrait sa venue et le conclave serait suspendu même plusieurs jours, ou le cas échéant plusieurs mois (comme cela s'est produit dans le passé à maintes reprises) en attendant son acceptation formelle ou son refus.
Primo, cela ne prouve strictement rien. Secundo, ce qui s'est fait il y a des siècles ne préjuge pas de se qui se ferait aujourd'hui dans un cadre juridique assez différent (sans parler du fait qu'il est peu probable que les 120 cardinaux prennent le risque insensé de choisir un quidam même pas cardinal, et résidant au loin).Mais en l'occurence (acceptation ou refus) il fait acte souverain. Donc il est déjà investi de l'autorité suprême.
Il prend une décision (personnelle), en tant qu'individu et non en temps que pape. Rien à voir avec un "acte souverain". Vous ne prouvez rien.De plus, si votre thèse était exacte, ce serait l'élu lui-même qui par son acceptation se conférerait le pouvoir ecclésiastique et apostolique suprême. Or cette assertion est fausse, théologiquement parlant. L'élection pour le nouveau pape est un acte purement passif. Il reçoit son 'pouvoir' de Dieu et du Christ. Il ne se le confère pas à lui-même.
Non, il ne se confèrerait rien du tout, il validerait la 2° étape du processus canonique complet, processus qui lui confère l'autorité d'évêque de Rome.Il est bien vrai qu'il reste libre : accepter ou refuser ! Mais je le répète, cet acte est déjà souverain...
Certes, vous vous répétez, mais cela ne fait pas avancer beaucoup la question. Acte souverain ?... Non, car aucune autre "décision souveraine" n'a de valeur avant son acceptation. Imaginons que l'élu dise : "En vertu de mon autorité souveraine, je décide souverainement de m'accorder un temps de réflexion. Je vous donnerai ma décision demain matin (à moins que je décide alors de prolonger ce délai). En attendant, je décide que... et que..." Il est bien évident que, même à supposer qu'il fasse une déclaration aussi extravagante, personne n'accorderait la moindre importance à de telles décisions "souveraines". Donc il n'a pas encore l'autorité souveraine. Désolé.