Synecdoque, mot savant
Jean Ferrand -  2010-10-29 14:18:12

Synecdoque, mot savant

Synecdoque, mot savant ! J'ai été obligé de vérifier la signification dans le dictionnaire. Je l'avais oubliée. Comme d'ailleurs la signification de la plupart des figures de style, que j'ai du mal à mémoriser. Mais je ne dois pas être le seul... Je n'ai pas l'impression de faire une synecdoque, autrement dit une espèce d'amalgame. Le numéro 70 est primordial dans ce sens, tout simplement, qu'il est placé avant. Il est premier dans l'ordre. Et sa signification est complète. Il n'a pas besoin d'être modifié. Dès que l'élection est acquise, c'est-à-dire le vote à la majorité requise, il y a élection canonique, avant même l'acceptation. Et élection irréversible. Rien ne peut la modifier, sauf l'élu lui-même, s'il refusait formellement, ou encore s'il venait à décéder. Les numéros suivants ne font que constater ce fait et en tirer les conclusions. Ils ne contredisent pas. Je maintiens que l'élection est complète dés le vote acquis, avant l'acceptation formelle. Elire veut dire choisir. Ce n'est pas l'élu qui se choisit. La preuve : si l'élu était absent du conclave, on attendrait sa venue et le conclave serait suspendu même plusieurs jours, ou le cas échéant plusieurs mois (comme cela s'est produit dans le passé à maintes reprises) en attendant son acceptation formelle ou son refus. Mais en l'occurence (acceptation ou refus) il fait acte souverain. Donc il est déjà investi de l'autorité suprême. De plus, si votre thèse était exacte, ce serait l'élu lui-même qui par son acceptation se conférerait le pouvoir ecclésiastique et apostolique suprême. Or cette assertion est fausse, théologiquement parlant. L'élection pour le nouveau pape est un acte purement passif. Il reçoit son 'pouvoir' de Dieu et du Christ. Il ne se le confère pas à lui-même. Il est bien vrai qu'il reste libre : accepter ou refuser ! Mais je le répète, cet acte est déjà souverain...