Jean-Paul PARFU - 2010-10-26 15:18:48
Autres précisions !
1) Peut-être, cher Justin, pourrais-je faire aussi des jeux de mots avec votre patronyme (lequel fleure bon quel terroir ?), si nous avions la chance de le connaître ...
2) Cher Le Bouvreuil, votre post fait preuve d'une étonnante naïveté.
Mais, vraiment, où en seraient l'Eglise aujourd'hui, la Messe de toujours et la Tradition, sans Mgr Lefebvre ?
Qu'il y ait toujours eu des bonnes volontés dans l'Eglise, c'est certain.
Affirmer que ces bonnes volontés ont même donné de la force à Mgr Lefebvre pour son combat, est une évidence.
Et je dirais même que si Mgr Lefebvre a pu agir, c'est aussi effectivement parce qu'un milieu qu'on ne trouve qu'en France, comme l'a écrit Martin Mosebach, lui a donné de la force.
Il a sans doute été la récompense donnée par Dieu pour tous les mérites que vous décrivez. Mais que seraient tous ces mérites aujourd'hui sans l'action de Mgr Lefebvre qui est entré dans l'histoire de l'Eglise ?
Croyez-vous, en effet, qu'il n' y ait pas eu des chrétiens méritants, comme vous et votre famille, dans toutes les régions qui sont passées à l'islam et au Protestantisme ?
3) Enfin, mes propos ont été surinterprétés sans réelle volonté de compréhension.
Je n'ai jamais dit que l'Opus Dei avait acheté la canonisation de son fondateur auprès d'un Pape à court d'argent.
Je dis d'abord que la sainteté, au sens général du terme, c'est aller au Ciel, mais qu'au sens particulier qui nous intéresse, c'est être placé sur les autels et être donné en exemple aux chrétiens et à tous les hommes.
Or, dans l'histoire, de fait, il y a deux types de sainteté placés sur les autels :
- la sainteté héroïque, celle d'un padre Pio ;
- la "sainteté" de ceux qui ont rendu, à un moment donné, de plus ou moins grands services à l'Eglise, dans tel ou tel domaine, pour telle ou telle raison, y compris parce qu'ils ont pu l'aider ou la sauver financièrement.
Pour moi, Mgr Lefebvre se situe dans la première catégorie de saints, tandis que le fondateur de l'Opus Dei se situe clairement avec Saint Constantin et St Charlemagne dans la deuxième (sans aborder ici les futurs saints Jean XXIII et Jean Paul II ...).
Je ne suis certes ni Léon Bloy ni Bernanos, mais je comprends pourquoi leur langage a pu déranger le bourgeois catholique ...