Balbula - 2010-10-22 17:35:55
Jeanne Barbey elle-même
et M. Daoudal vous ont répondu pour l'essentiel : fautes d'harmonie (modulations maladroites, quintes et octaves paralleles, etc.), d'interprétation (la-dessus, j'ai l'impression que mon CD a souffert du voyage postal en hiver et qu'il fait de la distorsion, par rapport au lien mis plus haut, mais il reste tout de même un effet guimauve dû a l'interprétation approximative et peut-être a la prise de son, etc.), etc. Pour la prosodie, la prononciation est trop vague pour que l'on puisse s'en rendre bien compte, mais cela aussi est un défaut d'interprétation.
Si on creuse un peu plus, vous allez me traiter de pédante, parce que je serai obligée de prendre des termes techniques que vous ne connaissez pas et pour en faire une analyse approfondie, cela prendrait la partition. Je n'en vois ni l'intérêt, ni l'utilité. Cette production a été une aventure extraordinaire (je l'ai découvert en écoutant l'interview), providentielle, je crois qu'il faut la laisser telle qu'elle a été, avec ses défauts et ses lacunes, en être conscient, comme l'est devenue Mme Barbey, et remercier Dieu dans tout ce qu'il fait pour nous sans chercher au-dela.
Si on vante devant un architecte une demeure qui a été construite un peu de bric et de broc, nul ne s'étonnera de le voir réagir en disant que, bon, ce n'est pas Versailles tout de même. Mais la musique doit faire tellement partie de notre être intérieur, que l'on soit musicien ou non, qu'on se l'approprie en quelque sorte et que l'irrationnel prend vite le dessus. Alors, le musicien qui planche depuis des lustres sur ces questions est regardé comme un martien parce qu'il perçoit tout de suite les défauts les plus apparents que le commun des mortels n'entend pas. Convenez que je l'ai fait gentiment tout de même, et ne voyez pas de méchanceté ou il n'y en a pas. Par contre, j'ai eu droit a plusieurs réactions blessantes a cause de cet irrationnel qui a pris le dessus. Je commence (malheureusement) a en avoir l'habitude ...
Et encore merci pour la réponse admirable de Jeanne Barbey.
In chordis et organo
Balbula