D'ordinaire, en passant...
Don Pelayo - 2010-10-15 16:40:51
D'ordinaire, en passant...
Je pense que la forme ordinaire et la forme extraordinaire sont une étape nécessaire dans cette réforme de la réforme (ou pour éviter le mot "réforme" disons dans "l'herméneutique de la continuité").
Après que la messe de toujours ait été de facto interdite partout, maintenant il faut la réintroduire en la rendant acceptable au plus grand nombre. A ce titre une forme différente de ce que tout le monde connaît de nos jours, à savoir la messe Paul VI, paraît une bonne approche, pour ne pas dire une bonne tactique.
Une liturgie inventée dans un bureau en 1969 en puisant certes dans le rit romain mais aussi fruit de la créativité des uns et des autres, parfois dans un élan de fraternité avec l'hérésie..., ne devrait pas survivre au temps. Je crois que la "messe Paul VI", cette liturgie très marquée années 70 passera, si Dios quiere.
Dans le fond, je ne crois pas que la messe puisse adopter une forme "ordinaire" (dont les acceptions de ce mot sont: banal, habituel, commun). Rien dans le Sacrifice de la Messe ne semble ou ne devrait être qualifié de banal, habituel ou commun. Le sacrifice non-sanglant de la Croix, par lequel Notre Seigneur ce fait réellement présent dans l'Eucharistie à chaque messe est une chose tout à fait extra-ordinaire.