Nemo - 2010-10-15 10:46:07
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Je suis mal placé pour discuter d'un rite que je connais sans doute sûrement mieux que le curé lambda, mais qui ne m'intéresse pas, auquel je ne crois pas (je précise, je ne conteste pas sa validité ni sa légitimité, mais je crois sa forme nocive et dangereuse, pour les prêtres comme pour les fidèles, responsable en grande partie de la déchristianisation, de la perte du sacré, du brouillard théologique).
Il est clair que ceux qui l'ont fait ont une grande connaissance de ce qu'ils décrivent, préconisent, et également une solide culture traditionnelle. L'objectif me semble intéressant dans la mesure suivante :
Quand j'étais gosse, j'ai connu la fin lamentable de la liturgie traditionnelle, massacrée et ridiculisée dans ma paroisse parisienne, mais encore pleine de saveur dans ma paroisse de campagne qui n'avait pas poussé au désordre liturgique. J'ai fini de perdre la foi dans un grand collège catholique parisien.
J'ai retrouvé la foi grosso modo dans un milieu messe en latin de Paul VI du style communauté Saint-Martin, Solesmes etc. Puis j'ai tout naturellement évolué vers la version originale.
Donc je ne peux que me louer de l'existence d'un tel cérémoniaire qui pourrait tout simplement préparer des fidèles "ordinaires" à une meilleure acceptation plus tard de la vraie tradition de l'Eglise.
J'imagine que c'est un peu l'idée de certains réformateurs de la réforme, préparer le terrain d'une façon soft.
Il y a quand même une difficulté fondamentale avec le nouveau rite à mon sens, c'est qu'il n'a pas été conçu avec l'idée d'imposer vraiment, il s'agit plus d'un canevas laissant grandes latitudes aux prêtres et aux communautés. Le nouveau rite a été inventé à l'époque où il était interdit d'interdire. Donc contrairement aux anciens cérémoniaux qui imposaient, avec un arsenal de références à l'autorité, ce dernier ne fait que conseiller, préconiser, dans le bon sens du reste pour le peu que j'en ai lu jusqu'à maintenant.