ça rame sec chez les évolutionnistes
Sénéchal - 2010-10-13 15:00:51
ça rame sec chez les évolutionnistes
Le 14 juillet dernier dans le Nouvel Observateur, le pape de l'anthropologie évolutionniste, Yves Coppens, était obligé de jeter à la décharge deux dogmes majeurs. Ils en sont à faire de l'auto-révisionnisme.
Extraits de l'interview:
N. O. - On ne peut donc pas dire que l'homme descend du singe...
Y. Coppens. - Nous avons un ancêtre commun qui est un singe, mais un singe d'il y a 8 millions d'années. Les grands singes aujourd'hui sont nos cousins avec lesquels nous partageons un important patrimoine génétique. On ne considère donc plus du tout, comme on le pensait autrefois, que l'homme descend du singe, mais que les deux lignées ont évolué en s’adaptant l'une et l'autre à des environnements spécifiques.
N. O. - Au début des années 1980, après avoir découvert Lucy en Ethiopie, considérée alors comme le plus ancien ancêtre de l'homme, vous avez défendu la thèse de l'«East Side Story ». Selon vous, le berceau de l'humanité était la vallée du Rift, à l'est du continent africain.
Y. Coppens. - Cette hypothèse a été révisée depuis la découverte de fossiles préhumains antérieurs à Lucy (3,2 millions d'années), notamment Toumaï, le plus pré-humain dont nous disposons (7 millions d'années), découvert en 2001, au Tchad, à 2 500 kilomètres de la vallée du Rift, par le paléontologue Michel Brunet. Sur le plan géographique, l'« East Side Story » ne tient plus.