Cher 8Charly
IITimII 3 -  2010-10-11 16:22:47

Cher 8Charly

Vos ajouts sont très intéressants et je m'y retrouve bien, sachant que ma toute petite analyse ne porte que sur ce que je vis sur mes deux paroisses provinciales. 1/ La plupart de mes paroissiens ne connaissent rien à la forme extraordinaire, sinon les clichés largement répandus de façon erronée par les media... voire les confrères et les "bons" catholiques "bien comme il faut". Le terme "blocage" que vous utilisez me semble très juste. Il convient "juste" (facile à dire, plus difficile à mettre en application) de dégripper la situation... 2/ Il me semble aussi que les nombreuses communautés traditionnelles (dont je ne dénie pas les nombreuses qualités, l'enthousiasme, la ferveur) peut être un facteur de division parmi les catholiques traditionnels : l'ICRSP est plus cela, la FSSP bien mieux dans tel domaine et les prêtres de l'IBP au top pour cela, quand il ne s'agit pas nommément de l'abbé Machin ou du chanoine Truc (mais le Seigneur choisit soigneusement Ses instruments et je me réjouis qu'ils soient appréciés par les fidèles )... Je souris néanmoins intérieurement quand j'apprends par inadvertance qu'un prêtre de la Fraternité Saint-Pierre, qui exerce son apostolat pas très loin de chez moi, a recommandé à "ses" fidèles (qui en fait sont les miens, territorialement parlant) de ne pas venir à la Messe que je célèbre dans la forme extraordinaire... Que les choses soient claires : il n'y a pas -et ne devrait pas y avoir- de concurrence entre les différents instituts, communautés et prêtres diocésains/religieux qui célèbrent dans la forme extraordinaire : tous sont au service du Bon Dieu et des fidèles, non ? 3/ Votre propos sur la recherche du sacré rejoint ce que j'essayais d'exprimer sur les paroissiens qui sont touchés par les liturgies ferventes et -pardonnez-moi l'expression- ceux qui marchent à "l'émotionnel" (j'ai bien conscience de ce que l'expression peut avoir de narquoise ou de condescendante ; j'essaie juste de décrire le phénomène que je constate). Le retour à une liturgie plus digne, plus intérieure, mieux célébrée passera par le retour du sacré ; l'exemple de Nemo sur la "table indigente" virée par son curé est révélateur en ce domaine : le Beau mène à Dieu. Mais là encore, il y a du boulot ! Je cite en vrac et sans hiérarchisations : la propreté de l'église, y compris dans ses recoins, la qualité des chants, les ornements et vases sacrés, la propreté des linges d'autel, l'aménagement du choeur, la remise en place des prie-Dieu et agenouilloirs, le service de l'autel par les enfants de choeur, "l'habillage" des autels latéraux (nappes -propres-, croix et chandeliers), la réintroduction de l'encens et des cierges, la mise au rebut des panneaux qui défigurent le choeur ou le fond de l'église... Il y a du pain sur la planche, mais le Bon Dieu ayant l'excellente idée de faire naître notre génération pile-poil au bon moment, nous avons encore quelques décennies devant nous pour rétablit les choses tout doucement, sans précipitation, dans la charité ! Sursum corda ! Abbé IITimII, 3