Pareillement, lors d'une autre scène où un phalangiste chrétien, allié des Israéliens, vient promettre à un prisonnier syrien les tortures les plus abominables, ce n'est pas le sadisme du milicien et le caractère douteux de ce renvoi de la cruauté sur les seules forces dirigées par Elie Hobeika qu'il faut voir, mais la terreur du condamné, sa crise de nerfs, l'empressement de ses geôliers israéliens à le calmer par la morphine. Lebanon ne vise pas la bonne conscience, mais la compassion.
Quand on sait qu' Israel a failli faire de la torture une loi, on imagine, à quel point faire porter cette scène sur un phalangiste chrétien, est significatif... Si je comprends la souffrance des soldats israéliens obligés de massacrer des populations civiles. J'attends avec impatience un film montrant la souffrance des soldats pendant la seconde guerre mondiale, de tous les soldats... Apparemment, il n' est fait aucune allusion aux chrétiens, qui n'étaient ni à la solde de la Syrie, ni à celle d'Israël, ni à celle du Hezbollah. Cordialement.