Mgr Olivier Schmitthaeusler, le plus jeune des évêques français, nommé à Phnom Penh
jejomau -  2010-10-02 23:01:28

Mgr Olivier Schmitthaeusler, le plus jeune des évêques français, nommé à Phnom Penh

"Au Cambodge, le pape Benoît XVI a nommé aujourd'hui(01/10/2010) Mgr Olivier Schmitthaeusler, des Missions étrangères de Paris, comme vicaire apostolique de Phnom-Penh. Il était, depuis décembre 2009, vicaire apostolique coadjuteur de ce même vicariat. A 39 ans, il était alors le plus jeune évêque français. Il succède aujourd'hui à Mgr Destombes des mains duquel il a reçu la consécration épiscopale le 20 mars 2010. Le pape a en effet accepté la renonciation au gouvernement pastoral du vicariat apostolique de Phnom-Penh (Cambodge), présentée par le P. Emile Destombes, M.E.P., en conformité avec les dispositions du Droit canon sur la limite d'âge à 75 ans (canon 401 § 1). Olivier Schmitthaeusler est le fils d'un diacre permanent du diocèse de Strasbourg. Il est entré au grand séminaire de Strasbourg où il a poursuivi ses études de philosophie et de théologie. De 1991 à 1994 il a résidé au Japon, dans le cadre d'une coopération avec l'Université Saint Thomas d'Osaka. Il a été ordonné prêtre en 1998 pour les Missions étrangères de Paris. Après son ordination, il a exercé son ministère au Cambodge. Il a d'abord été au service de la zone de Kampot Takeo jusqu'en 2003, puis il a été professeur d'histoire de l'Église au séminaire de Phnom-Penh. En 2004, il a été nommé directeur de la commission diocésaine pour l'éducation. En 2007, il est devenu vicaire général du diocèse de Phnom-Penh et en 2008 secrétaire de la conférence épiscopale du Cambodge, responsable de la pastorale des jeunes et des vocations." (source ZENIT ) Voici une interview de Mgr Olivier Schmitthaeusler, alors vicaire apostolique coadjuteur de Phnom Penh, qui date du 16 janvier 2010 . Extrait : Pourquoi l’évangélisation des Cambodgiens semble-t-elle malgré tout si lente ? "Savez-vous comment un Cambodgien perçoit le crucifix quand il passe devant une église ouverte ? D’abord par une réaction d’étonnement ou de rejet. Comment un dieu tout puissant peut-il être crucifié ? C’est inimaginable pour un Cambodgien, d’autant que les notions de Dieu et de personne ne sont pas des concepts présents dans la pensée cambodgienne... Ce n’est pas qu’une affaire de langue. Les difficultés à traduire les mots de la foi chrétienne révèlent la nouveauté du christianisme dans la culture. Ce n’est pas difficile de traduire Jésus… Et ensuite ? Il faut que ce nom prenne un sens" LIEN