Tout dépend
Jeanne Smits -  2010-10-02 19:20:04

Tout dépend

Enceinte pour la première fois, j'ai demandé au gynéco ce qu'il pensait de l'avortement. Il m'a répondu qu'il estimait que c'était une question de conscience. Je ne suis pas retournée le voir et ai pu trouver – mais c'était à Paris – une gynéco pro-vie qui a accepté avec plaisir que je ne fasse pas l'échographie morphologique. Cela dit il n'y a pas, et il ne doit normalement pas exister en France de registre des médecins pro-vie (aux Etats-Unis, il y en a Etat par Etat et ville par ville !). Cela est dû me semble-t-il a-à l'interdiction pour les médecins de faire de la publicité. Et il est notoire qu'il n'y a quasiment pas de gynéco qui refuse de prescrire la pilule. Qu'ils soient nombreux à pratiquer l'« IVG », je n'en suis pas si sûre, les pro-mort se plaignent précisément du nombre des médecins qui refusent. En tout état de cause, je ne prétends pas que mon choix était le "bon" et encore moins le seul possible. On va voir un professionnel pour sa compétence, et avec ses propres idées bien en tête. Plusieurs exemples me reviennent à l'esprit de jeunes femmes (soutenues par leurs maris) qui ont refusé une fécondation in vitro, ou un avortement « médical » pour anticiper la mort certaine de l'enfant à sa naissance à terme, ou une amniocentèse, et qui ont forcé le respect et même l'admiration du médecin qui prétendait les amener à faire l'inverse. Je pense même qu'il y a là une dimension d'apostolat. Mais ce n'est pas toujours possible : chaque femme n'a pas forcément la formation et l'assurance suffisantes pour résister au "docteur". Question de prudence et de circonstances, donc ! amitiés Jeanne Smits