en ce cas on enfonce des portes grandes ouvertes
Luc Perrin - 2010-10-02 14:13:26
en ce cas on enfonce des portes grandes ouvertes
Tout ce que vous écrivez ci-dessus en explication est archi-connu, avec les réserves que j'ai exprimées : les dirigeants de l'épiscopat penchent alors plutôt du côté du P. Le Floch et sont rétifs à la conciliation recherchée par le MAE et Gasparri, du moins très vigilants.
Le "monarchisme" - notion compliquée à cette date - de Le Floch n'a rien d'original dans le clergé français du temps. Il me semble toutefois que le bon Père, selon P. Airiau, prenait grand soin de ne pas trop s'afficher comme tel.
La question posée n'a guère de sens pour Le Floch : l'hostilité (la défiance au minimum) envers la "République" assimilée à l'anticléricalisme et son catholicisme intransigeant sont tout un. La poule reste quand même l'intransigeantisme qui cherche une harmonie entre pouvoirs spirituel et temporel ; l'oeuf est la défiance envers la "Gueuse" qui rejette dans son essence à l'époque cette unité.
La crise de 1924-1925 avec le Cartel des Gauches fait ressurgir cette donnée majeure de la culture républicaine qui peine à s'estomper pendant toute la IIIe République même si la tendance est nettement à un assouplissement du côté laïque déjà.
Canet - et quelques autres - faisaient du Séminaire français une sorte de "Sapinière" française ce qui n'était que très partiellement vrai. Au demeurant, parmi les ultra-fidèles du P. Le Floch, on trouve aussi bien les 2 frères Lefebvre - René l'étant plus encore que Marcel - que ... Mgr Ancel dont la trajectoire fut bien différente à partir des années 1950. Bref la piété filiale des "Leflochiens" n'est pas un sésame permettant de tout expliquer ...