Aigle - 2010-10-02 14:01:31
on s'éloigne
je vois mal le rapport entre tous vos arguments.
En effet, les cimetières militaires français sont remplis de croix (ce qui me semble assez catholique ....) reflétant publiquement les convictions personnelles des soldats défunts tandis que les munuments érigés par les mairies sont laïques (soit militaires soit patriotiques) car la République est laïque depuis 1879 - je le regrette pour ma part mais je crois que cela est sans rapport avec la question des relations diplomatiques franco-vaticanes.
Rappelons que le saint-Siège entretient sans difficultés des relations diplomatiques avec des Etats non catholiques : il s'agit de diplomatie et donc de politique - pas de Foi ! Et en 1904 c'est Paris qui a décidé la rupture et non Rome.
Et la politique se fait sur des réalités : la réalité de 1920 était que la France était devenue profondément républicaine et laïque (sauf dans certaines régions de l'Ouest ou du Centre ou de l'Est représentant moins du quart de la population), que dès lors le retour au concordat était une hypothèse absurde mais que les dirigeants français étaient prêts à stabiliser la situation juridique de l'Eglise de France en "tordant" la loi de 1905 pour trouver un régime compatible avec le droit canon : ce furent les associations diocésaines (toujours en place) qui permettent à l'évêque de diriger son diocèse (ce que la scandaleuse loi de 1905 stricto sensu n'aurait pas permis).
Accessoirement la secrétairie d'Etat n'était pas désireuse de revenir à la nomination des évêques par le gouvernement qui aurait conduit soit à des crises bilatérales répétées soit à la constitution d'un épiscopat néo-gallican. L'a-t-on évité néanmoins ? c'est une autre question !
En conclusion un concordat comme celui de Pie VII et Bonaparte en 1801 n'a de sens que dan sun pays massivement catholique et dirigé par des gouvernants catholiques. Un concordat avec des catholiques mous ou des non-catholiques est dangereux pour l'Eglise - à moins que le concordat se borne à donner quelques garanties juridiques et fiscales à l'Eglise (ce qui finalement est le résultat des accords de 1923/1924) sans permettre au Gouvernement une vraie ingérence dan sles affaires ecclesiastiques.
D'ailleurs l'Eglise de France a vécu san sconcordat jusqu'en 1516...