grâce au FC oui ...
Luc Perrin -  2010-09-30 23:52:34

grâce au FC oui ...

J'ai mis un petit commentaire sur une phrase particulièrement incongrue de la 4è de couverture. Et je l'ai commandé et eu en mains aujourd'hui même. J'ai commencé la lecture. Les "archives inaccessibles" semblent être celles des Spiritains à Chevilly-Larue qui ne sont pas inaccessibles et celles du Séminaire français de Rome qui elles l'étaient en effet en grande partie. Petit détail, Mgr Lefebvre - je n'aime pas cet anglicisme de mettre le nom propre sans rien d'autre "Lefebvre" - n'est pas "archevêque de Dakar" avant l'érection du diocèse en 1955. Il est vicaire apostolique. Il me semble, à ce stade de la lecture, que l'A. exagère l'animosité supposée du Nonce Roncalli puis Jean XXIII à l'égard du Spiritain : le pape systématiquement demande à ce que les charges ne soient pas cumulées, le Délégué-archevêque résidentiel ne fait pas exception à une règle. D'autre part, la nomination à Tulle n'est certes pas Albi, un temps caressée sans être non plus un siège majeur, mais très très rares étaient les nominations d'anciens évêques missionnaires sur un siège en Métropole. Ne l'oublions pas : début janvier 1962, dans une lettre conservée aux archives spiritaines, Mgr Lefebvre indique qu'il est mentalement prêt pour une retraite, une cure de village qui était son premier désir lors de son ordination sacerdotale. Le pape pourtant le nomme à Tulle peu après et accepte également la postulation comme supérieur général : il fallait une approbation papale pour élire un évêque. Or, je l'avais montré dans un article pour le tricentenaire de la Congrégation, Rome au départ n'était pas en faveur de cette postulation estimant que Mgr Lefebvre était bien à Tulle : le poids du supérieur général d'une importante congrégation étant bien plus grand que celui d'un tout petit évêque de Tulle. Néanmoins Jean XXIII approuva. Le départ de Dakar n'est pas dû à mon sens à une vindicte papale mais plutôt d'une part à la nature des choses - la décolonisation s'accélère comme la mise en place d'une hiérarchie africaine - et d'autre part à la friction grandissante en 1960-1961 entre l'archevêque et les autorités sénégalaises nouvelles. Ph. Levillain le dit par ailleurs mais il semble attaché à la figure du soi-disant révolutionnaire Jean XXIII et charge la barque en la matière. Je note que pour ces premiers chapitres, il recourt comme de juste à la biographie de Mgr Tissier de Mallerais. Je continue la lecture ...