Mais comment peut-on écrire un livre sur le "purgatoire" sans évoquer le sacrement qui efface les péchés?
Nous sommes d'accord, c'est un manque (bien que quand on cherche bien, il y soit quand même fait plusieurs fois référence)C'est l'évangile de ce dimanche. Jésus pardonne les péchés du paralytique, et pour montrer qu'il en a effectivement le pouvoir, il rétablit la santé du malade. Celui-ci est complètement rétabli, il n'est pas boiteux, il est parfaitement sain. Il ne va pas davantage dans un purgatoire que dans une clinique pour se rétablir.
Certes, mais cela n'empêche pas le purgatoire d'exister. Dogme de Foi, Conciles de Florence et de Trente (Si quelqu'un dit qu'à tout pécheur pénitent qui a reçu la grâce de la justification, l'offense est tellement remise et l'obligation à la peine éternelle tellement effacée et abolie, qu'il ne lui reste aucune peine temporelle à payer, soit en cette vie, soit en l'autre dans le Purgatoire, avant que l'entrée au Royaume du Ciel puisse lui être ouverte, qu'il soit anathème.)En outre, il n'y a pas que le sacrement de pénitence qui efface les péchés (véniels, ceux qui méritent le purgatoire). L'eucharistie le fait aussi, évidemment, ainsi que toute prière, et la charité, qui "couvre une multitude de péchés". "Comme l'eau éteint le feu, l'aumône éteint le péché." Etc
C'est vrai, à une précision près : le péché mortel, une fois bien entendu remis en confession, nous mérite lui aussi une part de purgatoire, pour la rémission de la peine temporelle liée au péché.Aujourd'hui", pas après un long purgatoire malgré sa subite conversion.
Qui sait ce qui se passe en une demi journée / une heure / une minute(terrestre) de purgatoire, combien de souffrances sont endurées ?J'ai employé le mot de "terrorisme" parce que c'est un apostolat (?) par la terreur. La terreur de l'enfer. Même si la peur de l'enfer peut empêcher de très tièdes chrétiens de commettre le pire, ce n'est pas par la peur qu'on peut faire aimer Dieu.
Je ne pense effectivement pas que l'enfer soit un moyen d'apostolat. En revanche, l'âme humaine étant ce qu'elle est, la crainte de l'enfer lui est salutaire. Peut-être suis-je finalement un chrétien bien tiède, mais cette peur de l'enfer suffit parfois à me maintenir dans le droit chemin. Si vous êtes largement au-delà de cela, et qu'il vous suffit de contempler les infinies merveilles du Royaume de Dieu pour ne jamais pécher, alors je vous en prie, priez pour moi pauvre pécheur ! Cordialement Meneau