Déléguée épiscopale et aumônière
Michel -  2010-09-24 22:55:01

Déléguée épiscopale et aumônière

Pour ce qui est d'une déléguée épiscopale : cela urrait poser problème si ("si et seulement si" comme on dit en maths) : - le titre est réglementé ; - ou bien la fonction est réglementée. En sachant qu'en pratique du droit canonique, les titres sont parfois éloignés de la mission réelle. A ma connaissance, le titre de délégué(e) épiscopal(e) n'existe pas en droit canonique, on peut donc le conférer à qui on veut, de même que "secrétaire épiscopal", "fondé de pouvoir", "envoyé", "chargé de mission", "visiteur épiscopal itinérant" etc. La mission : elle est définie par l'évêque dans une lettre de mission. A mon avis, on peut déléguer tout ce qu'on veut sauf si c'est réglementé, par exemple si c'est une tâche qui nécessite d'être revêtu du caractère sacerdotal, ou bien si cette tâche est réglementée (par exemple faire des exorcismes, ou bien faire fonction de notaire pour une affaire concernant un prêtre : Can. 483 § 2. Le chancelier et les notaires (...) ; dans les causes où la réputation d’un prêtre pourrait être mise en question, le notaire doit être prêtre). Une tâche comme gérer tel type de questions au niveau diocésain (pélerinages, apostolat ciblé) ne semble pas réglementée. N'oublions pas que le silence du Code permet de nommer des femmes comme chancelières ! Aumônier : cette expression est essentiellement du droit français et non du droit canonique (elle ne se trouve pas, semble-t-il, dans le Code de 1983 !). Et le droit français ne demande pas que les aumôniers soient prêtres. Donc, faute de prêtres, on en profite pour conférer ce titre à des femmes qui assurent un certain travail d'organisation de visite des malades etc. (ce qui leur assure une rémunération, et évite que le poste soit supprimé faute de prêtres).