Aigle - 2010-09-18 17:59:18
Pas si vite
la nomination d'un évêque issu de la FSSP est subrodonnée à une condition évidente : que ce prêtre accepte de célébrer selon les deux formes ca on ne peut imaginer un évêque refusant de célébrer dans la forme pratiquée par 99% de ses fidèles.
Ensuite il faudrait que cet évêque soit apte à exercer ses fonctions - ce qui implique un minimum de connaissance de la vie et de l'organisation des paroisses "ordinaires". Donc il serait difficile de choisir un prêtre (même biritualiste ou "biformaliste") qui aurait exclusivement exercer son apostolat au sein de la fraternité.
Ces deux points ne sont pas des obstacles sérieux : il existe un bon nombre de "biformalistes" en France. Et il suffit de confier une paroisse ordinaire à l'un d'eux pour qu'il s'"acclimate". Je connais au moins un cas : l'abbé Le Pivain archiprêtre de Tours (mais appartenait il à la FSSP stricto sensu je crois que oui mais il l'a quittée).
Reste un obstacle difficile à estimer : le rejet d'un évêque issu de la FSSP (ou simplement de la mouvance traditionnelle) par des spécialistes de l'agit-prop et autres mamies qui verrouillent la vie des diocèses avec des idées et des méthodes des années 1960.
Je pense qu'une étape intermédiaire pourrait être de nommer un auxiliaire (par exemple à Paris ou à Lyon) issu de la mouvance "tradie" avant de faire le grand saut vers le diocèse "de plein exercice" (de préférence pas trop marqué à gauche).