Je pense que j’aurais suscité moins de protestations de votre part si j’avais été, comme beaucoup de mes concurrents dans cette élection, un homme politique niant les racines chrétiennes de l’Europe, niant l’existence de principes supérieurs, ou d’un ordre des choses que l’homme n’a pas fait mais dont il est naturellement tributaire. Si comme certains de mes adversaires, apprentis sorciers de diverses obédiences, j’avais combattu les institutions naturelles, aussi bien la famille que la nation, sur lesquelles repose notre civilisation. Et si j’étais de ceux qui veulent construire un monde sans Dieu, coupé de toute transcendance, et fondé sur des « droits de l’homme » à géométrie variable, définis par des majorités de circonstance, mais toujours compatibles avec l’hédonisme ambiant.