Je n'ai pas tout lu, mais...
Marc B. - 2010-09-16 08:59:39
Je n'ai pas tout lu, mais...
Ce fil qui est devenu une attaque en règle contre les instituts ED, me fait me poser deux questions:
Comment justifier sa position vis-à-vis de l'autorité dans l'Eglise?
Qu'attend Dieu de chacun (prêtre, communauté, laïc)?
Je suis toujours surpris de lire qu'une position est justifiée par les erreurs et errements des autres. En substance, Scribe nous écrit qu'il ne faut pas d'accord pratique car....Mgr Nourrichard. D'ailleurs, il ne se passe presque pas de jour sans que soit dénoncé, avec le lien adéquat vers La porte latine, tel ou tel scandale avec le commentaire qui peut être résumé en : voyez comme les autres sont méchants, nous avons donc raison.
De plus, le moindre scandale (parce que souvent, scandale il y a) est jeté sur la place publique avec l'espoir de faire réagir non pas de façon sereine, mais avec les tripes. On sait qu'une réaction avec les tripes ne conduit pas forcément à la Vérité, mais à la domination du sentiment sur la raison.
Puis-je ne pas obéir au Pape parce que d'autres qui désobéissent ne sont pas sanctionnés, pire se drapent de la "pleine communion"?
Si nous prenons le parallèle avec une famille, le Pape étant le père, est-ce que cela ne nous aiderait pas à voir plus clair.
Si mon Papa me lit, je le rassure, ici n'est que supposition.
Mon père est d'une faiblesse coupable avec un de mes frères ou soeurs, pire, il tente de justifier devant moi une attitude, des actes, un état de vie scandaleux d'un membre de la famille parce que son but est une bonne entente familiale et un retour progressif de la ou des brebis égarées. De plus les frères et sœurs en question se gargarisent de leur bonne entente avec Papa, alors que moi, avec mon mauvais caractère.....les clash sont réguliers.
Dois-je à chaque fois qu'un scandale arrive ameuter toute la famille?
Dois-je justifier une coupure avec mon père parce qu'il ne condamne pas le mal?
Ai-je le droit de refuser de lui obéir même quand ce qu'il me demande n'est pas mauvais?
Dois-je lui renier sa primauté sur moi?
Et mon frère qui partage mon avis, dois-je lui jeter la pierre parce qu'il considère que s'occuper de ses enfants est la priorité et que distendre les liens, sans les rompre avec les brebis égarées est la meilleure solution?