je ne dis pas que ces accords sont inutiles
Tarcisius - 2010-09-13 01:02:52
je ne dis pas que ces accords sont inutiles
Je ne dis pas que ces accords sont inutiles : ils sont de la part du Saint Siège un signe de bonne volonté qui peut accélérer le retour des schismatiques à la pleine communion. En ceci ces accords sont utiles et je pense que le Saint Siège a bien fait de les signer (en revanche je persiste à dire que ce n'est pas du ressort de la CEF). Mais je continue à douter de l'effectivité performative de leur contenu (ceci dit je peux me tromper). Ce serait alors plus un signe de bonne volonté, et une définition de ce que serait l'objectif à terme de plein communion, qu'un réel accord effectif.
Le fait d'être schismatique est un péché grave : on ne peut donc être en état de grâce en étant schismatique : de fait donc, l'accord décrit un cas d'école impossible dans la réalité : la distribution de la communion à un schismatique (voire à un hétérodoxe) en état de grâce. S'il désirait se confesser à un prêtre catholique avant de communier (ce qui est tout à son honneur), il devrait confesser son schisme et avoir la ferme intention d'y mettre un terme, lequel acte reviendrait à abjurer et à devenir catholique.
Je croyais (mais là encore peut-être que je me trompe) que en pleine communion voulait justement dire que l'on pouvait librement communier les uns chez les autres car nous ne formions qu'une seule Église. Il me semblait qu'une Église schismatique n'étant par définition pas en pleine communion : s'étant d'elle-même par son attitude de mise en retrait de la communion avec Rome, elle s'est mise à l'écart des sacrements de l'Église catholique, communion comprise.
Si quelqu'un a des références magistérielles précises sur la notion de pleine communion, je suis également preneur.