Traduction de l'article ...et d'un commentaire
Michel -  2010-09-11 01:18:34

Traduction de l'article ...et d'un commentaire

Traduction fournie par un lecteur du Salon beige :

Trente. Refus d'avorter : on lui enlève son bébé parce qu'elle est trop pauvre. Polémique autour de la déclaration du Tribunal des mineurs que la petite fille est "adoptable immédiatement". Trente (9 septembre) - L'enfant lui avait été soustraite dès la naissance, sur disposition du Tribunal des mineurs. La mère avait pourtant manifesté la volonté de la garder, bien qu'on lui eût proposé l'avortement, et même face à une proposition d'aide financière de 500 euros par mois. Aujourd'hui, le même Tribunal a déclaré l'enfant adoptable immédiatement; une procédure de remise préadoptive à une famille pourra donc être initiée, sans attendre le délai utile d'un mois pour attaquer la sentence. L'affaire a été soulevée par le psychologue Giuseppe Raspadori, consultant, qui parle d'"acte contre nature" des juges, lesquels "ont mis en doute la capacité parentale, opposant ainsi l'intérêt de la mère à celui de l'enfant". L'avocat de la mère, Maristella Paiar, exprime sa consternation et relève que les juges "ont accepté sans discernement les informations inexactes des Services sociaux. Ceux-ci reprochaient à la mère son immaturité, sa pauvreté matérielle et affective; de plus, la grossesse était vue comme élément de fragilité coupable. L'arrêt méconnaît l'entretien qui avait au contraire mis en évidence que la mère n'était pas irrécupérable au point d'être incapable d'exercer sa maternité. Grâce à l'adhésion au programme de soutien des Services, il semblait se dessiner une évolution positive, qui la rendrait capable d'initier une relation assistée avec sa fille". En outre, les juges n'ont pas accepté la requête des consultants qui souhaitaient concéder à la jeune mère une année de mise à l'épreuve. "La mère ressent cette décision des juges comme profondément injuste, ajoute Maître Paiar. Elle est déçue et triste: elle n'a pas pu voir sa fille depuis sa naissance, et les Services sociaux ont même interdit aux agents de soin de lui en donner des nouvelles directes. Elle est cependant décidée à poursuive ses efforts pour retrouver sa fille; il n'est pas question pour elle de l'abandonner". La défense prépare déjà la procédure d'appel. Le président de l'Association italienne des avocats matrimonialistes, Gian Ettore Gassani, exprime aussi sa désolation. Il parle d'une "mesure grave qui coupera pour toujours les rapports entre mère et fille. La loi spécifie que le moment où un mineur devient adoptable doit être la dernière étape d'un parcours très long et très sérieux, mené par le Tribunal à la seule fin de venir en aide aux rapports problématiques entre parents et enfants. Il en devient d'autant plus nécessaire de revoir les orientations de la justice des mineurs, et la pratique des Tribunaux". Rédigé par : Bertrand | 10 sep 2010 23:01:07

--------------- Le journal http://www.ilgazzettino.it/articolo.php?id=118214&sez=NORDEST a reçu un certain nombre de commentaires. L'un d'eux demandait où était le père. Un autre proposait d'adopter la jeune mère et son bébé. Un autre commentaire semble important (notamment dans sa 2° partie) : BASTA!!! Il faut s'arrêter de tordre la vérité seulement parce que cela crée de l'audience. La pauvreté matérielle n'est absolument pas le [ou : un] motif pour l'éloignement du nouveau-né de sa mère ! Les services sociaux soutiennent économiquement le noyau [familial], et si le Tribunal des mineurs prend une décision pesante comme celle-ci, c'est certainement à cause de la présence d'autres motifs gravissimes qui, justement, ne sont pas donnés en pâture à la presse ! Soutenir une "vérité viciée", cependant, me semble scandaleux ! Et savez-vous quel est le résultat de tout cela ? Que les personnes indigentes qui ont le DROIT de demander, (et évidemment de recevoir) des aides des services sociaux ont peur de s'adresser à eux ! Plutôt ne pas manger et ne pas acheter des vêtements pour les enfants, mais malheur si on s'adresse aux services sociaux ! Le perdant dans toutes ces histoires, c'est précisément les personnes qui ont réellement besoin ! --------Fin de citation. Je le rapporte par souci de vérité. On ne se méfie jamais assez des présentations partiales. Mais j'avoue que j'ai plusieurs fois entendu des récits de gens ayant eu personnellement des problèmes avec des services sociaux assez bureaucratiques.